APOSTAT DE MARS
U'uN très-ignoré prolétaire
Je reçois le nom d'apostat ;
A ce compliment littéraire
Il voudrait bien qu'on ripostât ;
Je crois même que ce pied-plat ,
Obscur ami de la lumière ,
Pour perdre un peu de sa poussière
Serait charmé qu'on l'étrillât.
Mais , qu'il Jiie blâme , ou qu'il me loue ,
Je n'ai pas pour lui de sifflet :
11 me tendrait dix ans la joue,
Qu'il n'obtiendrait pas un soufflet.