‹ PoésiesChapitre 3 sur 33 · ON N'ENTRE PLUS · texte numérisé non relu

ON N'ENTRE PLUS

Dans certain dortoir littéraire Pour avoir droit de sommeiller , Vous savez qu'il fallait naguère Du talent , fùt-il roturier.

Maintenant on change de note :

Esprit , talent sont superflus ; Sans parchemin , ou sans calotte , On n'entre plus.

Vers le repaire (i) jésuitique D'où l'on glapit contre Calvin, Frère Frappart et sœur Monique Marchaient , se tenant par la main

(i) Allusion i la suppres&ioa de la société soi-disaal calholic|ue.

Mais quelle fureur les transporte , Quand on leur dit : « Fils de Jésus , « Le bon-sens a fermé la porte ; « On n'entre plus. »>

De Melpomène et de Thalie Je gagnais le temple hier soir , Des vers sublimes d'Athalie Déjà ra'enivrant en espoir; Mais las! dans mon dessein j'échoue; Car on me dit : « Vœux superflus !

n 11 est cinq heures : Talma joue ; » On n'entre plus, n

Autrefois ( triste souvenance ) Espagnol , Français et Germain , De notre pays sans défense Tour-à-tour prenaient le chemin.

Qu'ils cherchent ailleurs des esclaves ; Garde à vous , Messieurs les intrus !

Nous avons du fer et des braves ; On n'entre plus.

Long-tems le laurier de la gloire Fut cueilli sans peine et sans frais , Et dans le temple de mémoire On entrait avec des couplets.

Aujourd'hui ce ne n'est plus l'usage, Et par l'ordre exprès de Phœbus , \vec un si léger bagage On n'entre plus.

LE Si^CRE DE CHARLES IX.

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