‹ Poésies choisies de Gentil-Bernard;Chapitre 57 sur 78 · A LA MÊME · texte numérisé non relu

A LA MÊME

J'ignore si mon âme aux Parques asservie Doit retrouver un jour le néant ou la vie; Mais, ô dieux I si Corinne a trahi ses serments, A mes yeux pour jamais éteignez la lumière.

Pour dérober cette âme à d'éternels tourments, Dans les flots du Léthé plongez-la tout entière; Mais si son cœur fidèle est le prix de mon cœur, Grands dieux ! ouvrez TOlympe à mon âme immortelle, Pour éterniser avçc elle Le souvenir de mon bonheur.

MADRIGAL

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