Pour serpentante. Gr., II, 160 ; Bart. Chr
S'entre-serrans par les mains.
Jointes avec les Sylvains, Puissent rouer ^ leurs carolles 2 Autour de tes rives molles, Et Pan trépignant menu De son ergot mi-cornu, Guidant le premier la danse Au doux son de la cadence !
Jamais le lascif troupeau, L'aignelet et le chevreau Ne broutent tes rives franches », Ne jamais fueilles ne ^ branches Ne puissent troubler ton fond.
Tombant d'en haut sur ton front.
Front en qui ma Cytherée A sa face remirée !... [8]
Mais, adieu, Fontaine, adieu.
Tressaillante par ce lieu Vous courrez perpétuelle D'une course perennelle •', Vive sans jamais tarir ; Et je doy bien tost mourir, Et je doy bien tost en cendre Aux Champs Elysez descendre, Sans qu'il reste rien de moy Qu'un petit je ne sçay quoy Qu'un petit vase de pierre Cachera dessous la terre.
Toutefois, ains que <î mes yeux Quittent le beau jour des cieux.
Je vons pri', ma Fontelette, Ma doucelette ondelette.
Je vous pri', n'oubliez pas Dès le jour de mon trespas
1. Conduire en rond (N.; L.). éd. L., p. 96) ; cf. Franchise,