La Franciade devait avoir éditions, de nombreux^ change
21 chants, dont Amadis Jamyn, ments. Ronsard ajouta quelques
sur les indications de Ronsard, vers, mais en retrancha beau-
avait composé les arguments, coup. Ils forment un total ap-
Quatre seulement furent achevés proximatif de 5 à 6 mille vers,
et publiés en 1572. I.a mort de 2. Périls (L.; Bai-th. Chr.;
Charles IX arrêta le pjète dans ch ite de la cons. av. Ps, Bourg,
son entreprise. Les 4 chants pu- Gr.). V. p. 123.
bliés subirent, dans les diverses 3. Avant que\
Soyez mon guide et gardez d'abysmer Ma nef, qui flotte en si profonde mer... [84]
(Vingt ans estaient écoulés depuis la prise de Troie, lorsque Jupiter assemble les dieux. Il leur rappelle le dernier jour de Troie, la ville en flammes, les Grecs portant Tépouvante et la mort au milieu des habitants surpris sans défense, Priam tombant sous les coups de Pjrrhus, celui-ci se jetant à la poursuite d'Andromaque.)
Il poursuivoit au travers de la flame Du preux Hector Andromache la femme.
Qui, gémissant pour néant son destin, Eschevelée, avait à son tetin Son fîls pendu, en qui le vray image • Du grand Hector estoit peint au visage... [40]
(Jupiter raconte comment il sauva cet enfant en lui substituant une vaine image, et il annonce aux dieux que Francus vit, qu'il esta Buthrote, en Épire, où sa mère Andromaque et son oncle Hélénus le cachent à tous les yeux.)
« Desjçi la fleur de son âge croissant Va d'un poil d*or son menton jaunissant, Et tout son cœur bouillonne de jeunesse.
Je ne veux plus qu'il languisse en paresse Comme incognu, sans sceptre ot sans honneur.
Mais, tout remply de force et de bon-heur, Je veux qu'il aille où son destin l'appelh^ Tige * futur d'une race si belle.
Sans plus en vain consommer son loisir.
Parte de là : Tel est notre plaisir. »
Il dit ainsy. Les dieux, qui s'esleverent.
Tous d'un accord sa parole approuvèrent^.
En murmurant comme flots de la mer De qui le front commence à se calmer, Quand Aquilon assoupit son orage Et l'onde bruit doucement au rivage... [10]