‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 222 sur 361 · Apparence. fatigue ou de l'effort (N.; L.; Ro · texte numérisé non relu

Apparence. fatigue ou de l'effort (N.; L.; Ro

2. A l'origine penser et panser quef.). Très vieux (St-Alexis« O se confondent pour l'orth. et le 46 e) .

sens (L.; Burg. Gl.). 4. « Montrer par un. sourire

3. Onomatopée. C'eîTt le gémis- qu'une chose nous plàft (N.) »• sèment produit par l'excès de la 5. Pron. oi comme oé*.

,--ii-j

l.E BOCAGE ROYAL. 229

D'une race et d'un sang de tant de rois conceu. Et ne fermez aux vers l'aureille inexorable : Minerve autant que Mars vous rendra vénérable.

Homme, ne pensez estre heureusement parfait ; De même peau que nous nature vous a fait Dieu tout seul est heureux ; nostre nature humaine Misère sur misère en naissant nous ameine^ Et ne faut s'esbahir si nous avons icy Pour partagé éternel la peine et le soucy.

On dit que Promethée en pestrissant Targile Dont il fit des humains l'essence trop fragile, Pûur donner origine à nos premiers malheurs, En lieu d'eau la trempa de sueurs et de pleurs ; Car plus l'homme est heureux, plus fortune l'espie : A telle qualité nous traisnons nostre vie.

Mais c'est trop babillé, il se faut dépescher : Souvent en voulant plaire on ne fait que fascher... [12]

Dieu ne demande pas (car Dieu rien ne demande) Qu'on charge ses autels d'une pesante offrande ; Il n'aime que le cœur, il regarde au vouloir, La seule volonté l'offrande fait valoir.

Ainsi suyvant de Dieu la divine nature, Vous prendrez mon vouloir et non mon escriture.

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