‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 310 sur 361 · C'est pourquoi*. dans le centre (Burg. Gr., I · texte numérisé non relu

C'est pourquoi*. dans le centre (Burg. Gr., I

2. Passé déf. (Bart. Chr., p. p. 226), de même qne u pour m 50.). E pour t»i', au lieu de at, dans Je fu (Id., p. !W1.

Laisson, Muret, aux tigres effroyables Et aux lions ces terres misérables ; Fuyon, fnyon quelque part où nos piez, ' Où les bateaux dextrement desliez Nous conduiront ; mais avant que de mettre La voile au vent, il te faudra promettre De ne vouloir en France revenir... [4]

Donc si ton cœur tressaute * d'une envie De bien-heurers le reste de ta vie, Croy mon conseil, et laisse seul ici En son malheur le vulgaire endurci ; Ou si tu as quelque raison meilleure.

Sans plus tarder, à ceste heure, à ceste heure, Dy-la, Muret ; sinon marche devant. Et mets premier les antennes au vent.

Que songes-tu ? mon Dieu, que de paresse T'amuse ici ! Regarde quelle presse Dessus le bord, joyeuse, nous attend Pour la conduire, et ses bras nous estend.

Et devers nous toute courbe s'encline Et de la teste en criant nous fait signe 3 De la passer dedans nostre bateau !

Je voy Thyard, des Autels et Belleau, Butet, du Parc, Bellay, Dorât, et celle* Troupe de gens qui court après Jodelle ; Ici Baïf une troupe conduit... [131

Çà que j'embrasse qne si chère bande; Or sus, amis, puisque le vent commande De démarer, sus d'un bras vigoureux Pousson la nef à ce bord bien-heureux, Au port heureux des isles bien-heurées ^, Que l'Océan de ses eaux azurées.

Loin de l'Europe et loin de ses combas,

1. Ind. de Tressaillir (N.; L.. 3. Pron. sine. V. p. 351. hist.; Burg. Gr., 1, p. 381-1). 4. Cette*.

2. Faire ou rendre heureux 5, Fortunées (R. de la R.; (N.; Bart. Chr:; Th. fr. Gl.;Pasq., Paisg., 306, 329.). Cf. Bienheuéd. F., '01.). rer.

Pour nosfre bande emmure ' de ses bras.

Là nous vivrons ^ans travail et sans peine.

Là, là tousjours, tousjours la terre est pleine De tout bonheur et là tousjours les cieux Se feront voir fidèles à nos yeux.

Là, sans navrer 2 comme icy nostre ayeule Du soc aigu, prodigue, toute seule, Fait hérisser en joyeuses forests Parmy les champs les prescns de Cerès;... (4J Là, sans mentir, les arbres se jaunissent D'autant de fruits que leurs boutons fleurissent, Et sans faillir, en tous temps diaprez.

De mille fleurs s'y peinturent les prez... [28J

Le vent poussé dedans les conques tortes ^ Ne bruit point là, ny les fieres cohortes Des gens armez horriblement ne font Leurs morions craquer dessus le front.

Là les enfants n'enterrent point leurs pères, Et là les sœurs ne lamentent leurs frères; Et l'espousé ne s'adolore * pas De voir mourir sa femme entre ses bras ; Car leurs beaux ans entrecassez J» n'arrivent A la vieillesse, ains 6 d'âge en âge vivent.

Par la bonté de la terre et des cieux.

Sains et dispos comme vivent les dieux... [24]

Là, vénérable en une robe blanche, Et couronné la teste d'une branche Ou de laurier ou d'olivier retors.

Guidant nos pas maintenant sur les hors Du flot salé, maintenant aux valees, Et maintenant près des eaux reculées, Ou sous le frais d'un vieux chesne branchu.

Ou sous l'abry de quelque antre fourchu.

Divin Muret, tu nous liras Catulle,

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