Étrangère (N.; L.; Palsg., du sujet du verbe
Que les jeunes pasteurs estimoient les plus belles; Car je n'ay pas esgard à cela que tu es, Mais à ce que tu fus, tant les amoureux traits Te gravèrent dans nnoy, voire de t< lie sorte Que telle que tu fus telle au cœur je porte . . [56]
Ha ! cruelle, demeure, et tes yeux amoureux Ne destourne de moy. Ha ! je suis malheureux. Car je cognois mon mal, et -si ^ ai cognoissance D'Amour et de sa mère, et quelle est leur puissance... |8]
O belle aux doux regards ! Francine au beau sourcy, Baise-moy, je te prie, et m'embrasses ainsi Qu'un arbre est embrassé d'une vigne bien forte. -Souvent un vain baiser quelque plaisir apporte *. Je meurs! tu me feras de'spar.er ce bouquet, *Que j'ai cueilli pour toy, de thym et de muguet. ■ .. [16] •J ouvroy • desja la lèvre après Thoinet pour dire De combien Marion estoit encores pire Quand j'avise sa mère en haste gagner l'eau.
Et sa fille emmener avec elle en bateau.
Qui, se jouant sur l'onde, attendoit ceste charge. Lié contre le tronc d'un saule au feste large... [4] Et voyant le bateau qui s'enfuyoit de moy. . . [4] Parlant à Marion, je chantoy ce convoy* :
« Bateau qui par les flots ma chère vie emportes, Des vents en ta faveur les haleines soient mortes!. . . [8]
Que les bords soient semez de mille belles fleurs Representans siJf l'eau mille belles couleurs. . . [24]
Que ne puis-je muer ma ressemblance humaine En la forme de l'eau qui ceste barque émmeine ! J'irois en murmurant sous le fond du vaisseau, J'irois tout alentour, et mon amoureuse eau Baiseroit or* sa main, ore* sa bouche franche, La suyvant jusqu'au port de la Chappelle blanche; Puis forçant moh canal pour ensuivre mon vueil*,