‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 94 sur 361 · Unusquisque (L.: J. Gl.). 3. Regarde (N.; L · texte numérisé non relu

Unusquisque (L.: J. Gl.). 3. Regarde (N.; L

2. Masc. au xvi« siècle, fauti- 4. Pour d'Arabie (N.), c. àd. vement (L., ex. de Montaigne ; riche et abondante.

Amp. Form., p. 106; fém. dans 5. Adv. alors (N.; Burg. Gr,

N.). Il, 325 ; Bart. Chr.; L. : Tant).

Jupiter, qui tendoit Taureille,

La combloit d'un aise parfait,

Ravi de la voix nonpareille

Qui si bien Tavoit contrefait ;

Et, retourné, rit en arrière

De Mars, qui tenoit l'œil fermé.

Ronflant sur sa lance guerrière.

Tant la chanson l'avoit charmé ;

Puis à ses filles il commande

De luy requérir, pour guerdon ^

De leurs chansons, quelque beau don

Qui soit digne de leur demande.

Lors sa race s'approcha.

Et, luy flatant de la destre Les genoux, de la senestre 2 Le sous-menton luy toucha ; Voyant son grave sourci Longtemps fut béante ainsi, Sans parler, quand Calliope, De la belle voix qu*elle*ii.

Ouvrant sa bouche, parla Seule pour toute la trope 3 :

« Donne-nous, mon père , dit-elle.

Père, dit-elle, donne-nous Que nostre chanson immortelle Passe en douceur le sucre doux ; Fay-nous princesses des montagnes.

Des antres, des eaux et des bois.

Et que les prez et les campagnes S'animent dessous nostre vois.

Donne-nous encor d'avantage La tourbe * des chantres divins,

Page 1