HYMNE A BACCHUS
RÈGNB^ ô divin Bacchus, sois le dieu qu'on adore ; Au thyrse redouté soumets tous les mortels, £t conduis du couchant aux portes de Taurore Tes tigres immortels.
Pour un amant heureux, ta coupe est l'ambroisie ; C'est la source des biens, c'est la félicité : Pour l'amant qu'asservit l'affreuse jalousie, Ta coupe est le Léthé.
Il faut aux immortels le sang des sacrifices : Le nectar coule aux tiens ; tes prêtres sont des dieux Qui s'immolent eux-même au sommeil des délices. Qui leur ouvre les cieux.
a66 Poésies de Geniil-Btrnard.
L'espoir, maître de tout, fait par toi ses miracles : Il gouverne Plutus, il traverse les mers, Surmonte les dangers, aplanit les obstacles, Embrasse l'u)
Ta beauté sur les cœurs te donne un autre empire : Tes amantes en foule accompagnent tes pas; Je les vois à ta cour partager ton délire, Adorer tes appas.
Sûr de jouir toujours, maître de toujours plaire,
Quel autre dieu sur toi peut remporter le prix.
S'il faut que le destin donne i l'amour un frère,
Un amant ik Cjpris î