EDOUARD III
Edouard III, tragédie (en cinq actes et en vers), 1 vol. in-8". Paris, Prault père, 1740.
xlii Notice sur la vie
II existe aussi de cette pièce deux éditions hollandaises
de 1740, l'une de La Haye, 1 vol. in-12, l'autre d'Amsterdam, 1 vol. in-8°.
Sidney, comédie (en trois actes et en vers;, I vol. in-8°. La Haye, 1745, sans nom d'imprimeur.
LB MÉCHANT
Le Méchant^ comédie en cinq actes et en vers, 1 vol. in-12. Paris, Sébastien Jorry, 1747 et 171-
ŒUVKLS.
Poésies de M. Gresset, 1 vol. in-12. Blois, sans nom d'imprimeur, 1734.
Œuvres poétiques, 1 vol. in-i2. Genève, Pélissari, 174:.
Œuvres enrichies de la critique de I 'a:r- \ Tert (sic), quatre parties en 1 vol. in-12. Amsterdam, aux dépens de la compagnie, 1748.
Œuvres, nouv. édit. revue, corrigée, considérablement augmentée et donnée au public par l'auteur, 2 vol. in-12. Londres, Edouard Kelmarneck, 1758, 1762, 1765, ou Paris, 1758, 2 vol. in-12, ou Orléans, 1765, 2 vol. in-12.
Œuvres, 2 vol. in-16. Londres (Paris, Cazin), 1780.
Œuvres complètes, avec If Parrain magnifique, œuvre posthume du même auteur, 3 vol. in-8° ave< portrait. Paris, Ant.-Aug. Renouard, 181 1.
Cette édition est la meilleure et la plus complète qu'on ait des œuvres de Gresset. Le tome III, contenant le Parrain magnifique, est de l'édition du Parrain magnifique publiée L'anni par le même éditeur. 11 existe
des exemplaires de cette édition ornés de neuf gravures de Moreau le jeune ; il existe aussi quelques exemplaires sur papier vélin, auxquels on a ajouté six autres gravures de Moreau le jeune.
et les œuvres de Gresset. xliii
Œuvres choisies, précédées d'une notice sur la vie et les ouvrages de Gresset par Campenon, i vol. in-8° avec portrait. Paris, Janet et Cotelle, 1823.
Cette édition des œuvres choisies a servi de type à celles qu'on a faites depuis.
Poésies inédites de Gresset, précédées de recherches sur ses manuscrits, par Victor de Beauvillé. Paris, Claye,
On a vu que de son vivant Gresset, par scrupule rcligieux, avait détruit les manuscrits de plusieurs de ses œuvres inédites. Il en avait gardé quelques-unes. Il en avait aussi communiqué d'autres, à diverses époques de sa vie, dont des copies manuscrites avaient circulé. M. de Beativillè en a réuni ce qu'il a pu. Le butin est assez maigre. Les piècesinsèrêes dans les Poésies inédites ne modifient pas sensiblement l'avoir littéraire dît poète. Plusieurs de ces pièces ne manquent pourtant pas d'intérêt. Elles proviennent de trois sources différentes. Les unes étaient dans la maison de Gresset oit elles furent découvertes quelques années après sa mort par de Longuerue, son neveu. Quelques autres viennent des jésuites et remontent à une époque où Gresset était un des novices de l'Institut. Les dernières, collectionnées par Renouard, ont passé de son cabinet dans celui de M. de Beauvillé.
L'odyssée des papiers de Gresset venant de Longueruc est fort étrange. On avait proposé à Beaumarchais d'en éditer ce qu'il y avait de bon. .Beaumarchais répond, 18 juillet 1792 : « Que parlez-vous, monsieitr, — il s'agit de Dumèril à qui Longuerue les avait cédés, — de littè-
X L I V No t i C e sur la v i e
rature dans un temps déplorable où le royaume tombe en ruine? » Sur le refus de Beaumarchais, Duméril s'adresse à Roland, alors ministre de l'intérieur. La démarche n 'eut pas de suite. Enfin, en 1 795, l'Institut reconstitué nomme une commission chargée de faire un inventaire des manuscrits de Gresset. Un rapport de Fontams inséré au Magasin encyclopédique l conclut favorablement. Fontams cite une lettre de 1750 dans laquelle Gresset demande au roi de Prusse son portrait : « Dans l'antre solitaire d'où je vous écris, dit-il, j'ai mes dieux, mes génies autour de moi ; ils m'enflamment, ils m'inspirent ; leurs sacrées images m'animent. Peu y sont : les créateurs des esprits, les maîtres des a' mes. J'ai, parmi ces images, Homère, Virgile, Philippe, pour moi plus grand que son fils, les premiers Césars, Marc-Aurcle, Léon X, François Ior, le Czar. Il manque èi mes regards une image qui m'enflammera davantage. » La commission nommée par l'Institut ne prit aucune résolution pratique.
La plupart des morceaux édités par M. de Beauvillé sont des scories, sauf le Voyage à Rouen, 1733, V* esi une des fantaisies les plus amusantes de l'auteur Vert En route, l >' s'arrête à Gournay et se
moque en ces termes des Normands du lieu :
Les uns disoient que le roi Tanisras Jamais des Poronnoù ne deviendroit le maître, Quoique la Csarienne avec le chat Thomas Au trône voulût le remettre;