‹ Poésies choisiesChapitre 158 sur 300 · LES JEUX · texte numérisé non relu

LES JEUX

EGLOGUES^

AU ROY

Uni

Charle, ])ien que je vienne avecque ma muselle, Vestu en vilageois, clans le poing la houlette, Affublé d'im chapeau, la surquenie^ au dos. Des guêtres sur la jambe, et chaussé de sabos, Ta bonté pour cela no laissera de prendre En bonne part mon offre et sans me faire attendre (Possible) tu voudras me départir de quoy Je puisse m'adonner aux Muses à requov *.

Prince, ce que je veu n'est guère grande chose Pour ta grandeur, qui fait que tout honteux je nose Te demander si peu : ce peu qui ne t"est rien. S'il te plaist l'ottroyer''. me feroit un grand bien. Je ne veu cent troupeaux en divers pasturages, Je ne souhette point mille gras labourages,

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