A SA MUSE
\(in (|iio les saucisses, Les boudins, les épices.
Les câpres, les pruneaux, D'accoustreniens nouveaux jN'ayent faute, sus Muse, (Ju'on nu gaste, qu'on m'use Mille et mille milliers De rames de papiers, (Juoy que dire l'on t'ose Que rien Je ne compose.
En mon oisif séjour, (Jui vaille voii le jour; (juov que les vieux sévères (iontrefaisans les pères i\e veuiili'nl ;qiprouver
1. Dcdiéb à MousL'igucur le 2. CuinincinJ o7 jiiùccs divcr- ^raud prieur. ses.
■ LES l'ASSE-TEMPS. — I. 231
Ce que je puis trouver.
Pèr, Muse, toute honte,
Sus, Muse, ne tien conte
Des propos dssottez
Do ces vieux radotez '.
Te donnent-ils salaire.
Que tu doives leur plaire?
C'est assez, tu te plais
En cela que tu fais.
Oubly leur moquerie,
De douce tromperie
En tes vers te tlatant,
Ono tu vas vcgratant
Sur tes papiers, aux heures
0"e le moins tu laheures-,
Donnant à ce plaisir
Le moins de ton loisir.
Puisqu'il te plait compose
Tous les jours quelque chose.
Caste force papiers.
Et si ces bons gorriers ^
S'en fâchent, n'aye crainte
De répondre ii leur plainte.
Puisqu'ils plaignent mon bien
Sans qu'il leur couste rien,
Que mien est le dommage,
.\ius ^ mon grand avantage :
Car le temps qu'il faudroit
Passer en austre endroit.
Ou tenant la raquette.
Ou jouant la reinette.
Ou les dets maniant.
Et là Dieu reniant.
Sans que rien pis je face,