‹ Poésies choisiesChapitre 194 sur 300 · PROCUREUR GENERAL · texte numérisé non relu

PROCUREUR GENERAL

Doncques, ô loy qui fus amy de vérité, Compagnon de vertu, ministre d'équité,

Et loyal et severe, Dès le soir te couchant adieu tu dis au Jour, Pour devant le matin cstre à l'autre séjour

Où tousjours il éclaire?

Ainsi du monde vain le siècle vicieux Ne peut rien endurer de bon et précieux :

Mais la vertu rejette..

Le forfait se pannade ' , et l'indiscrette mort, Epargnant les médians, sur les bons son effort

Envieusement jette.

France, il te faut plorer ! Paris, sois plein de ciis. Ou'on oye tous lamans-; qu'on nfe voye qu'écris

Par les tristes murailles, ()ui narrant ses vertus tirent soupirs et pleurs Des passans attristez, et de justes douleurs

Ornent tes funérailles.

Bourdin fut des vertus l'amiable suport : Des pauvres affligez le bénin reconfort.

Le rempart de droiture (jui poin' rien ne branloit : courtois, officieux Aux siens, aux étrangers lannain et gracieux..

Libéral de nature ;

Luy des Muses aimé, qui de rare sçavoir Ornèrent son esprit, et qui lui firent voir,

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