‹ Poésies choisiesChapitre 220 sur 300 · Eiiuipagc*. 2. Lyc. adv., liL'iircUbeineiu · texte numérisé non relu

Eiiuipagc*. 2. Lyc. adv., liL'iircUbeineiu

Tant aimée, et qui m'as aussi Tant aimé, que j'en cognoissanco Do vos segrels, ayant crédit' D'enlandi'e les rares merveilles Que de ses profanes oreilles Le commun jamais u'entandil.

Quel oubli paresseux détient En son œil mon âme étourdie ï Quel lion si pesant l'etient Ma langue en ma bouche engourdie'; Qu'est peu^ si à coup devenir Le haut dessein de mon courage, Qui menagoil par son ouvrage D'étonner le siècle avenir?

Rechaufe ma lente chaleur.

Et mon cœur paresseux anime D'une si gaillarde fureur.

Que si tu ne me fais le prime '^ Je ne reste pas à mépris A la course oîi rhonneur s'emporte.

Mais si bien ma vigueur enliorte ''' Que j'aye quelque digne pris.

POUR LA ROYNE HE NAV.VRPiK

Vous qui au moys d'avril, quand tout se renouvelle, Dans un préau riant ou [larterre flory, Choisissez un fleuron des Heures favory, Voyés-vous une fleur plus que cette fleur belle?

Vous qui sur rOccan tenez route nouvelle A la terre qui prend nouveau nom d'Amery, Ou vers le bord indoys, vit^s-vous onc chery

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