‹ Poésies choisiesChapitre 237 sur 300 · Fiiirc profiter. 2. bclivré, libn · texte numérisé non relu

Fiiirc profiter. 2. bclivré, libn

Régner en paix, faire justice, C'est par oi!i faut au ciel monter.

Mais que peuvent les lois vendues Où les bonnes meurs sont perdues ?

Oîi rien ne règne que l'avoir?

Où l'impudence on authorise?

Où sans la fraude Ion méprise Et la sagesse et le sçavoir ?

Toute licence débordée Court à son mal outreciiidée.

A qui plus loise ' que raison Osera plus qu'il ne luy loise.

Garde tes lois, terre françoise :

C'est de tes mauls la guéri son... [GO]

Do, posséder de quoy bien faire Et le pouvoir et ne s'y plaire, Si ce n'est mesfait, c'est forfait.

Autant vaudroit qu'il fust à naistre Oui seulement pour soy peuse estre, Et sinon à soy ne bien fait.

Des Muses le serviteur sage Qui porte leur docte message.

Ne doit pas en estre envieux ; Et s'il ha quelque savoir rare Ne faut pas qu'il en soit avare :

Mais le départe - gracieus,

La plus part d'une mode ouverte, L'autre part de façon couverte, Selon la force des cerveaux.

Je hai la science muette.

Et n'aime le savant qui jette

1. A qui plu."; il est permis, quef.; R. de la R., 19330; R. de

Loise est le subj. du verbe loi- T., 15277, forme Léir; Burg., II,

sir, unipers., ind. prés., loist, 175; sa conjug. dans ia Gram.

licet, imp., loisoit, licebat; il de Du Gitcz, éd. Géaia, pAWi).

est permis, concédé (N. ; Ro- "2. Partage,

Ses marguerites aux pourceaus...[l2]

Le grand X\\, qui l'Egypte engresse Du limon qu"aus terres il lesse En se deliordant par moyen.

Si trop petite il fait sa crue, Ou si croissant trop il se rue, 11 fait plus de mal que de bien...[l2]

En nos maisons les arondeles Ont fait leur nid : mais peu fidèles >"e nous visitent qu'au doux tems.

L'esté faut-il? plus n'y séjournent.

Passé l'hyver elles retournent ' Quand nous retournons au printems.

Le grand et cruel crocodile Soufrira qu'un petit trochile Dedans sa gueule se paistra :

Non qu'il l'aime pour luy bien faire : Mais bien pour en avoir à faire  curer ses dents le lairra...[6]

0 vin, je te blâme et te loue.

Qui à toy se frote et se joue Reçoit déplaisir et plaisir.

Tu es bon et mauvais ensemble :

Et pour dire ce qui m'en semble Ne puis l'aimer ni te haïr.

Qui te blàmeroit à outrance ?

Qui te louroit, vin, sans offence Avant quelque moyen sçavoir ?

Tu fais devenir le gueu prince ; Tu fais paroistre gros le mince ; Deux soleils pour un tu fais voir. . . 'ôfil

Las ! souvent la griève famine Ou Tardante soif extermine Les chantres innocents oiseaux.

Les j)lantes qui portent olives, Fruits prolilables, sont tardives :

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