PSAUME LXXXVIII (LXXXVII
domine Deus salnfin meœ.
0 Seigneur Dieu, ma defance.
De jour et de nuit j'avance Mes complaintes davant toi.
Davant toi mon cri parviene ;
•l. Passereau (L.,étyin.j J. Gl.).
Pour ouïr l'oraison micnc Ton oreille preste moi.
D'ennuis j'ai l'àme remplie-, Et ma déplorable vie Du cercueil touche le bord.
Ceux qui me voient me lienent Du nombre de cens qui vicncnl A la fosse de la mort.
Je suis à Ihome • semblable, Qui méhcgné- misérable N'a ni force ni vertu ; Et je suis comme délivre^ De tout le souci de vivre, Entre les morts abatu,
Qui dorment en sépulture, Et des quels vive ne dure Nulle souvenance ici, Et que ta main abandone Sans que plus elle se donc De leur sauveté* souci.
Dans une fondrière creuse, Au fond d'une fosse ombreuse.
Je me trouve abandone.
Où ton ire bouillonante De tous ses flots m'étonante M'a par tout environé.
Mes amis de moi départent '' :
Tu fais que loin ils s'écartent Prenans de moi grand horreur.
Je suis pris de telle sorte Que tout m'est clos, et j'en porte Les yeux ternis de douleur.
Tous les jours devers toi, Sire, Ouvrant mes mains me retire.
Et j'implore ta vertu.