PSAUME XC (LXXXIX
Domine refiujinm faclus es.
Seigneur, tu es pour nous une retréte
A jamais de tout tenis.
Les monts n'étoient ; la terre n'etoit fête,
M le rond ni les ans ; Mais tu es Dieu davant que siècles fussent,
Apres eus tu seras ; Le cours qu'ils ont les siècles celés n'ussent,
Sans qu'ordonés les-as.
En rien tu peus l'home broie réduire,
Car tout pouvant tu es.
En poudre sont, et puis tu viens leur dire :
Retournés, o mortels.
Davant toi sont mille ans une journée
(Jui deshier s'enfuit, Soudain passant corne tôt v.i linéo '
La veille d'une nuit.
En les hâtant tu en fais une ondée :
Ce n'est d'eus qu'un someil, Par un matin corne l'herbe coupée,
Tournés en un clin d'œil.
L'herbe au malin et verte et florissante
Se ravigourera - :
Au haut du jour sèche se fanissantc
Elle se fauchera, l'ar ton courrons tous epàmés nous sommes,
Par ton ire bouillant Tous etonés, toi de nous pamTcs hommes
Les fautes recueillant.
Davant tes yeus tu mets en pléne place
Nos maleureus péchés ;