‹ Poésies choisiesChapitre 280 sur 300 · Peiiclio · texte numérisé non relu

Peiiclio

Frapé se flétrit asséché.

De manger mon pain je m'oulilie,

Tant je suis grièvement touché ;

Et pour les plaints' qui du cueur vieiient

Par tout à la peau mes os tienent.

Au pélican je va seniblahle Oui ai)ite. dans le désert.

;Vu hibou je suis comparable, Qui tout le jour se tient couvert.

Je veille et va seul me retraire (]omc un triste oiseau solitaire.

Mes ennemis me font outrage, Toujours d'injures m'agassant :

Ceux qu'ils haïssent par grand rage Sur mon patron vont maudissant.

Cendres j'ai pour pain avalées ; • Larmes eu mon vin j'ai meslées.

De ton ire c'est à la face, En présence de ta fureur.

Tu m'a\ois haussé de ta grâce.

Tu m'as bessé par mon erreur.

Come l'ombre, s'enfuit mon âge Et je fani comme l'herbage.

Toi, Dieu, à tout jamais tu dures :

Ta mémoire dure à jamais.

Levé toi pour voir nos injures :

Ta cité soigne désormais.

Il est bien tems qu'on la sequeure - : Le jour échét"', en voici l'heure

Long tems a*, la terre tu fondes ; Et c'est l'omTage de tes mains Les cieux, qui de leurs voûtes rondes Couvrent le manoir des humains.

Ils périront : Toi perdurable Tu demeureras ferme et stable

1 Plaintes". ad v. Secoure ; Burguy, 1, 32.^).

2. Secoure (Roquef. ; R. de la 3. Eclioit. Pi.; Ville-Hardouin, éd. N. de W., 4. Longtemps il y a'.

PSAUME CIV (CIII) Bcncâic anima mca Domino.

Vieil, mon àmc, louer le Seigneur : 0 Seigneur, Mon Dieu, que tu es grand, qui de gloire et d'honeur T'es orné, t'es velu, qui d'une clarté pure Te vas cnimanteler ' corne d'une veture.

Ainsi qu'un pavillon le ciel il etandit ; Dans les célestes eaus sa chambre suspandit; Son chariot roial sur les nuages mène ; Sur les œles du vent volant il se pourmène.

Qui fait ses messagiers les soufles ; son sergeant Le feu qui flambe et brûle ; et qui le tout rangeant La terre en bas fonda d'une fermeté stable Pour ne se mouvoir plus, non jamais ébranlabie,

Qui corne d'un abit (l'eau même s'epanchant Sur les monts) se couvroit, labime la cachant : Mais quand tu les tansas, les eaux" qui s'en fuirent De ton tonerre creint au son s'évanoiiïrent.

Lors se haussent les monts, lors s'abessent les vauls Aux liens que tu fondas. Et tu bornas les eaus De limites - certains que plus n'outrepassassent De p(>ur qu'une autre fois la terre ne cachassent.

Fontaines lit saillir, qui devindrent torrans A travers le milieu des montagnes courans. C'est pour aler fournir les bestes de bruvages : En leur soif s'atendront. Là les asncs sauvages, Près de là les oiseaus du ciel leur repère ont Qui leur ramage^ bruit sur les branches diront. C'est lui qui des haus cieus rigole* les montagnes ; Qui du fruit de tes faits rens soûles les campagnes. La terre rand le foin pour bestes assouvir,

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