PSAUME CXXV (CXXIV
Qui confidunt in Domino.
Ceus qui au Seigneur se confient.
Fermes come un mont de Sion, Jamais ne branlent ni varient.
1 Jusqu'à ce que (L., 10°). 2. Romordu *.
Jerusiilc'iiî et enloiiréo Do montagnes .nleuviron Qui la tienent bien assurée.
Li Soigneur vaut une cointur.; A jamais de murs et rempars A son cher peuple qu'il eniniure '.
Car le Seigneur sur le partage - Des jusles ne lessera pars '' Les pervers avoir avantage,
Ni leur sceptre tant (pie par creinle Les gents de bien souillent leurs mains En chose non juste et non seinte.
Seigneur, veulle donc bien faire Ans gents de bien, homes humains, Aians cueur droit et debonaire.
Mais quiconc méchamment i'orvoio, S'adonant à perversité.
Le Seigneur le perde et l'envoie Avec les ouvriers de malice Qui exercent l'iniquité !
La paix sur Israël florisse !
l'SAlMK CXXXl (CXXX)
Domine non est c.va'tatum.
D'orgueil, Seigneur, ni mon cueur ni mes yeus Ne se sont point élevés glorieus.
Je n'ai marché, ni en grande arrogance, Ni en excès par dessus ma puissance.
Si humble et dous je n'ai toujours été ; Si jamais j'ai mis mon àme en fierté ; Mais s'elle n'ét paisible ei sans cautole,
Qu'il entoure de murs, lif^ 5. Après sous-cnlerKl''z : sur l'atrimoine (L). lesquelles il laissera.
Comme reniant sevré de la niammellc ; Mon âme, elle et dedans moi délivré De tout orgueil, comme l'enfant sevré.
0 Israël, sans jamais ailleurs tendre, Dorénavant faut au Scisneur s'atendre.
PSAUME CXXXVII (CXXXYI)
Stipcr fliDiiiiui Bdhijhnls.
Nous répandions, assis près des rivières De Babilon, nos larmes coutumieres.
Toutes les fois qu'il nous resouvenoit De toi, Sion ; et lors nous convenoit Nos instruments de musique suspendre.
En leur saussaie, ans sauUes pour t'atendre.
Or, quand cens là qui déplaisants nous firent. De leur chanter par plaisir nous requirent. Disant ainsi : « Gliantés-nous de Sion Par passetems quelque belle chanson ; » Quoi? dimes-nous ? du Seigneur Dieu nous fére Chanter l'honeur en la terre étrangère !
Si je te puis oublier de ma vie, Jérusalem, que ma main tout oublie !
Ma langue soit tenante à mon palais, Si je ne tiens ta mémoire à jamais ; Si je ne fai monter par toute voie Jérusalem au soraet de ma joie.
Du cruel jour de Jérusalem tienc, Dos filsd'Edom, ù Seigneur, te souviene, Come ils faisoient quand on la détruisoit : «Bazés, razcs (par entre eus se disoit) Et fouillés jusqu'aus fondements sous terre, Tant qu'il n'y ait plus jiierre desur pierre. »
0 Babilon, la pauvre misérable !
Heureus sera qui du mal exécrable Que tu uuus fais le loier le rendra.
Heureus celui qui tes petits prendra Dentre tes luains (et le teins en aproche) Pour les meurtrir jetés contre la roche.
PSAUME CXLIY (CXLIII)
Beneclictus Do)ninus Dois iiicus.
Bcni soit Dieu ma roche et forteresse, Qui au combat mes bras et mains adresse,
A la guerre mes doits, Lui mon apui, mon fort, ma citadele.
Lui qui m'eleve et de mort me rapéle,
Lui qui et mon pavois.
J'ai mis en Dieu toute mon espérance ; Le peuple mien sous mou obéissance
Il lui plut de ranger.
0 mon Seigneur, l'huméne créature Vaut-elle bien que d'elle tu ais cure?
Que dégnes y songer?
L'home n'èt rien que vanité : son âge. Ses ans et jours sont une ombre volage
Qui passe d'un vol promt.
Seigneur, sous loi les cieux bessés encline ' , Ci- descendras. Touche des monts l'cchine.
Monts touchés fumeront.
Eclére eclers, et me les éparpille; Darde tes dars, et tous me les gaspille : D'en haut ta main ten-moi.
i. Abaiss,'. 2. Ici'.
560 l'OÉSIES CHOISIES DE \i\lV
Delivre-moi : retire-moi des ondes, De la hideui" ' de ces vagiies profondes Oui me couvrent d'élroi.
Délivre moi de la main violante
De ces malins, engeance forlignante,
Enl'ans de l'étranger.
Leur bouche fausse enfante menlerie :
Leur fausse main brasse la tromperie ;
Leur fait et mensonger.
(jue notre race en sa jeunesse belle, Comeun beau plant d'arbres, se renouvelle '
Et nos iilles sei'ont En nos palais les colonnes rangées, De chapiteaux cizelés ouvragées,
Oui d'hoiieur s'orneront.
Qu'il n'y ait coing en nos maisons heureuses (Jui ne soient pleins, les terres plantureuses
Rendant de toutes parts Des fruits divers ! Que nos troupeaus foisonnent Tous à miliers : voire à dix railiers donnent
Le bergcal- à nos parcs ^,
Nos bœufs chargés de gresse aus pâturages! Murs non rompus, sans brèche, ni pillages :
N'i * soient exil ne cris !
G peuple heureus qu'un tel heur accompagne ! Le peuple heureus qu'un tel Dieu ne dédagne,
Son Seigneur de haut pris !
1. Vieux mot formant aujour- 7i. l'ron. 2'">' ^- '*^ Tajjleaii d'hui iicologisnie (L.). de la prou, fraiir.