‹ Poésies choisiesChapitre 30 sur 300 · Aousteron, est ccluy, dit 7. Fait pâlir · texte numérisé non relu

Aousteron, est ccluy, dit 7. Fait pâlir

\> roiiSIES CHOISIES DE 1]AÏI'.

(Jiiand icbus do la Vierge en la Ualaiiee }ia.st;e, Puis ciilrc au Scorpion, punisseur de l'audace D'Orion violeur, et de là dans l'Archer, Km ce tenis la chaleur coniauce à se lascher. Par les chanis despouillez le portefruit AuIouuk! Monlrc son chef orné d'une riche couronne De Iruitages divers, quand le nuage cpès Des clournoaux goulus niaugc l'honeur des cèps. Le jeu lors et le ris, les libres chansoneles (Car tout est de vendange), et les gayes sornetes Kcgne entre les garsons, qui aux filles nieslez Enqilisseut les holeaux de raisins grivelez ; (Jui enlone du vin la liijueur écoulée Sous le pié du l'ouleur de la grape foulée. Qui trépigne dessus, (jui d'un lu'uit enroué Fait geindre sur le marc le pressoir escroué '...['^i>] Tel est le cours des ans que le soleil nous borne... [l05J

Un brandon dans le ciel li pourroit aparoistrc Par une belle nuit et le voyant tel estre Qu'une chandelc ardente, et luire clair et beau, Tu voudrois luy donner le surnom de flambeau.

« Possible que l'enlant à la belle Cypriue (Las de genner les cœurs de la race divine Et de riunnaine gent) a planté dans les cieux Son flambeau, le vaincueur des homes et des dieux, » Ce dira quehjue amant, lorsque levant sa veue Ceste llamnie il aura dans le ciel aporccue. Allant veoir s.i maislresse ; et croira dans son cœur (Ju'Aniour par ce flambeau lui preste sa faveur :

« 0 1res puissant Amour, propice favorise Par l'ombre de la nuit ma segrcte entreprisi'; Eclaire moy, jiropice, ô gratieux flambeau. La Lune ne luit point, montre toy clair et beau. Si par l'obscure nuit je nie suis mis eu vo\e Ce n'est pour dérober, ce n'est que j'eusse jiH|e D'outrager le passaiil, c'est que suis amoureux,

I , TiMiu :m iiidviMi (J Un (krim.

i'OËMES. — i. lÔ

Kl si i'ay la faveur me voyla li-oj) lioiiroux ' ! »

I/aiiiaiil diroil ainsi; le sage qui a cure De chercher par raison les scgrets de naUne

Sçaroit- qu'une vapeur [.'ij

Fornieroit cesle flanu- l8'j|

Mais par l'ombreuse nuil, ou soit (pie lu le jettes Aux périls de la mer, ou soit que tu te mettes Aux hazards de la guerre, si tu veilles (L'hors, Possible estant de garde à l'écoulé, ou du cors, Levant les veux là sus d'une crevasse ardunte, l'arl'ois tu cuideras voir la voûte béante Du ciel qui s'ouvrira, l'autre fois dedans l'er Un long dragon fumant te semblera voler, Ou tu verras là haut une flania courante Tantôt estre cachée et tantôt aparante, Ou des ardans folets deçà delà tourner : Ecoute les raisons pour ne t'en cstoner...[is)

On a veu maintefois des tlanmieches léchantes. Qu'on nomme des Ardans, llaniboyer s'alaehanlcs Aux piques des soudars, ou ((uand ils sont de guet, Ou quand le capitaine en enibusche les met. Souvent on les a veu sur le sornét s'éprendre De ceux qui vont la nuit, mesme on les a veu pendre Alentour de leur barbe, et par flambeaux épars, Come larmes dj feu, briller de toutes pars...[8j De cheval en cheval, dj l'home dessus l'home Saillant de place en place, ils volent ainsi come Les petits oisillons cncor nouveaux à l'er (Ju'on voit de branche on branche à leur mère voler, .[ii]

Tantôt elle s'assied come une double étoile Sur le mast du navire ou saute sur la voil;- ; Ouelquefois elle est seule; ah ! ce nesl sans danger

1. liiiilùile hiiiii.XVI. Cf l'ioi;- l:i inùiiie pivce. ?aril, p. ni; A. Cliciiii-r, p 70; i. Ane. titiin:- roiiUactûc do

Sle-Dcuvc. Tahl. de la pues, fr., arnvcroil, ((tii cepoiulaiil avait

p. 4ô8 , 'i' cil. \oy. (laub li'> ilrji'rdoiiiic, par la syncope de IV,

.\inours diverses, liv. H, une la rorjuc inodcnie srti(rci/7(Din;.'.,

autre iniitaliuii plus cuuuuc de li, p. Oii.

14 l'OESIKS CHOISIES DE LiAIE.

De faire le tillac sous les vagues plonger... *[i] Quand seule elle aparoist, c'est la mauvaise Hélène, Oui toujours nialencontre aux pauvres naufs ' amené Si Casior et PoUux, l-s jumeaux bien-heureux, Ne viennent rassur^^r les matelots poureux -. Que tousjours sur la mer ceste flame jumelle Alors que la tourmente y sera plus cruelle Et les vents plus hideux, se montre à mon ami! Que la seule tousjours luise à mon ennemi !...[4s|

Nous somes ainsi laits : nul des mortels n'admire La beauté du grand ciel, qui tous les jours se vire Sur deux gons al'ermis, rouant-^ tant de ilambeaux Qui luisans éternels sont des astres si beaux... [«J

Si tost que dans le ciel quelque étoile aperçue Luisante alougera sa flannne chevelue.

Les peuples tu verras se troul)ler pleins d'ell'roy, S"en(pierir, la montrer et pâlir pour le roy...[r2] On craint par la cherté que la pale famine D'une triste langueur les habitans ne mine, Ou que la pesle affreuse, épandant ses poisons Dedans l'air infecté, ne vuide les maisons; L'horrible guerre on craint des mores exécrée, Par qui la terre aux chams ne soit plus labourée, Et le peuple fuitif'* par les villes errant De maison en maison son pain aille (pierant ; On craint que les citez, dedans elles émues. De sang, las ! fralerncl ruisselant par les rues N'cmpour[irent le pavé. Quelles justes rancueurs Allument, citoyens, telle rage en vos cœurs ?...[! iSj

Mais devant <[ue descendre, ù déesse Uranie, La tille du grand dieu, devers le ciel manie Les resnes à clous d'or de tes chevaux ;elés, A fin que dans ton char à rayons étoiles Je soy porté là sus, et ravy je contenqile Les hauts faits de Ion père en son céleste temple :

l. Nefs (L., Iiist). 3. I''aisaiit louri'.er (.irculiiiro-

•i. l'oiu-LMix — lloraco, Oil., moût*. 1, lu), i. Fugilil' '.

rOKMES. — T. 1

J'av (lesir dessus tout par raison do sçavoir Le "grand cercle laite qui le fait tel à voir.

Bien qu'on ne puisse pas sans longue expérience. Qu'on acquiert avec ceux qui sçavcnt la science, Cognoistre les cerceaux qui partissent ' les cieux. Cestuv-ci - promptenient se présente à tes yeux. Ne le cherche long tenis, car sa blanche lumière Coupe le ciel en deux, conie une double ornière Merque ^ ii travers les cbams un long chemin rayé. Du charroy des rouliers à toute heure frayé ; Come en la grande mer une fuyfe chenue * D'écume blanchissant longue se continue Derrière un galiot, qui soutlé d'un bon vent Départ 5 les flots ronÛans et s'en vole en levant : Ce long chemin aussi de sa lumière blanche En deux égales parts tout ce grand monde tranche. Et claire aparoissant par une noire nuit Dans le ciel étoile sa longue bande luit... [36]

Les uns vont racontant que, quand la bone Rhée La pierre presentoit pour eslre dévorée A son cruel mari qu'elle aloit décevant, L'ayant emmaillotée au lieu de son enfant. Le père l'éprouva : comande qu'elle alétle Son enfant devant iuy ; elle presse sa tette ''• Feignant de la douer au poupard, et soudain Une ondée de lait Iuy echape du sein.

Il coula par le ciel : la tache depuis Iheure. Qui blanchit ce carlier, pour jamais y demeure.

Les autres vont disant que c'est encore du lét. Dont Junon aleta Hercule enfantclel...[i48]

Je chantay jusqu'ici, meu de gloire louable A m'ombrager le front d'une branche honorable. Dessous Charle neuviesme ; et j'avois entrepris Achever la chanson, quand d'orage surpris

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