‹ Poésies choisiesChapitre 46 sur 300 · Relevant, retroussant (Ro- 5. Mai.s, au contraire · texte numérisé non relu

Relevant, retroussant (Ro- 5. Mai.s, au contraire

quel'.; R. delà R.) — J.-B. Rous- 4. Sûreté (Joinviile).

seau (CflH/a/eV) a traité le mèmn .'). Ores... ores, tantôt... tantôt,

sujet, mais avec bien moins Je 6. Nage, de noor, nouer *(,Ioin-

«race et de naïveté. ville).

"î. Sans bruit, à la sourdine. 7. A l'envers.

POESIES niIOISIES DE P.AÏF

Gros rlediins ronde fond

Se plongeant jusques au fond...[l2]

Elle lasse de nouer S'en revint prendre sa buie ' Et faisant fin'^ de jouer Dans le courant Fa remplie.

Puis de la rivière sort Pour se rabiller au bord.

Amymone se vestoit Enrore de sa chemise Quand du dieu qui la gueltoif Elle S(; sentit surprise.

Avant et les yeux bouchez Et bras et mains enipeschez.

Neptune au cors la surprend Et de ses bras forts l'enserre, Sous soy la baisse et la rend, La renverse contre terre :

La vierge rebelle geint Sous le grand dieu qui l'estreint...[t>]

Mais l'amoureux jouissant De son joly pucelage Ciieult"' le fleuron verdissant Sur le verdoyant rivage, Où pressant la nymphe en bas D'amour l'aprit aux ébas...fl2]

La fillette cependant Son pucelage regrette. Et, deux ruisseaux répandant De pleurs, cesie plaincte a faicle, Hors son estomac declos Poussant de piteux sanglots :

« 0 moy pauvrette, ô mon heur Perdu avec moy chetive !

Faut il qu'en tel déshonneur

1. Cruclio à iin'c ; oncnro ii-ilô 2. Faisant semlilanl. dans le cent ro (.1 , Gl ) !i. Cnoillp (L., px.de Haljpiais).

POËMKS. — III. 53

Toute ma vie je vive?

Las, un joyau j'ay perd»

Qui ne peut ni'estrc rendu !

« J'ay perdu le beau fleuron De ma jeunesse honorée !

0 pleust aux dieux qu'au giron De la rivière azurée Davant ' le somme oublieux De mort eust sillé - mes yeux !... »[4-2]

La vierge se plaint ainsi Baguant de larmes sa face Quand le dieu marin voicv Qui flatensement l'embrasse, Et meslànt un doux baiser Va de ces mots l'appaiser :

« Mè fin à tes tristes plainh'.

0 la Danaïde race Apaise tes sanglots vains, Essuie ta moite face ; En ton heur ne te deçoy Et plus gayment le reçoy.

« Chetive, tu no sçais pas Que tu es femme à * Neptune ?

Tes regrets mè doncque bas Pour bien veigner'' ta fortune, Espouse d'un des grands rois Qui ne sont qu'au monde trois. «...[ôOj

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