L'AURORE
Déesse avant-couriere De la belle lumière, De qui le teint vermeil Et le rosin visage Devance du soleil Le grimpant attelage ;
Il me plaist, ô déesse (Puis qu'avec toy je laisse Le somme paresseux, A fin que me recrée Dedans l'antre mousseux De la nmse sacrée).
Il me plaist, aube amie, De ma Muse endormie Reveiller la cliansou Pour célébrer ta gloire, (jà depen-moy, garçon, Ma guiterre ' d'\ voire.
Afin que je la sonne.
De la déesse bonne Entonnant les honneurs, Et que ma chanterelle Sous mes doigts fredonneurs Fredonnent de la belle.
Mais quoy premier diray-je ?
Par où conmienceray-je?
Celuy qui va bûcher Dans un toffu" bocage.
Devant que l'ien toncher Desseigne^ son ouvrage... [îO]
[C'est] toy, dont la rosée, Par la terre arrosée De ta douce liqueur, Rafreschit les herbettes Et de gaye vigueur Restain-e les ileurettes.
Les paupières oysives Du lourd sonnue lu prives, Sonnne image de mort ; Sous la clarté benine, A l'œuvre l'honmie acort* Gayement s'achemine.
Le voyager^ déplace'' Quand tu montres ta face ; Et les gais pastoureaux