‹ Poésies choisiesChapitre 6 sur 36 · IMPROMPTU · texte numérisé non relu

IMPROMPTU

Des vastes forêts la splendeur m’enchante J’aime à contempler les sommets altiers. Eien ne vaut pourtant la grâce touchante De la fleur qui luit au bord des sentiers.

0 caps entassés dont l’orgueil se mire Dans les flots profonds du noir Saguenay ! Falaises à pic que la foule admire !

Eoclier que la foudre a découronné !

Promontoires nus dont la cime touche Aux derniers confins de l’immensité,

Mon front qu’a couvert votre ombre farouche S’incline devant votre majesté.

Mais, ô pics géants que le ciel décore, Monts qui défiez le regard humain,

A tout votre éclat je préfère encore La douce amitié qui me tend la main !

Chicoutimi, 1er juillet 1875.

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