‹ Poésies complètesChapitre 17 sur 104 · LOIN D’ELLE · texte numérisé non relu

LOIN D’ELLE

Depuis qu’elle est partie, un grand doute m’étreint. J’ai beau fixer l’azur où le jour étincelle,

Afin que mon cœur fou soit comme lui, serein:

Le ciel ment, la clarté n’est pas franche loin d’elle!

Pourtant, elle m’a dit qu’elle m’aime, souvent; Que la tendresse éclose en son âme immortelle, Comme elle ne peut pas finir: ainsi qu’avant,

Je suis celui qui doute incessamment pour elle.

Ma faible foi la blesse et je crains l’abandon. Que deviendrais-je, hélas! si, m’étant infidèle, Je ne puis plus sentir m’absoudre le pardon Que ma pensée en pleurs va mendier vers elle.

LES HEURES D'AMOUR

A ses pieds, je me sens divinement chéri. •

J’adore tout, sa main, sa lèvre et sa prunelle;

Je n’ai de doute, ni de plainte, ni de cri,

Mais j’ai pour frère aîné le bonheur, tout près d elle!

LE REGRET

Page 1