‹ Poésies complètesChapitre 2 sur 104 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

TOUTE ma clarté vient d'un bleu rayon d'espoir,

Et toute ma chanson, teinte d'un peu de soir,

Bien aisément tiendrait dans une demi-gamme.

L' immensité des cœurs humains aux grandes voix\ Moi, je ne suis qu'un tout petit oiseau des bois,

Et j'ai Musset pour maître et pour Muse la femme.

Je prends ma part des pleurs et du rire des deux, Et, des matins bruyants aux soirs silencieux,

Je vis ce que le jour m abandonne de rêve;

Comme le papillon qui va de fleur en fleur,

Je vais, amant du rythme, épris de la couleur,

De la chimère blonde à l'illusion brève.

Parfois, de ce voyage, on revient le cœur las;

Mais ayant tant frôlé de roses, de lilas,

On en garde toujours un parfum qui demeure;

Car le rêve après lui nous laisse un souvenir

Que ne peuvent jamais entièrement ternir

Les longs ennuis du jour et les regrets de l'heure...

LES HEURES D’AMOUR

LE DESIR

LE REGRET

LE DESIR

Page 1