PARAPHRASE DU PSAUME VIII
O Sagesse éternelle, à qui cet univers Boit le nombre infini des miracles divers
44 POisiBS DE MALHERBE.
QuW voit également snr la terre et sur l'onde;
Mon Dieu» mon créateur.
Que ta magnificence étonne tout le monde, Et que le del est bas au prix de ta hauteur !
Quelques blasphémateurs, oppresseurs dlnnoces A qui l'excès d'orgueil a fait perdre le sens. De profanes discours ta puissance rabaissent;
Mais la naïveté Dont m^nes au berceau les enfants te confiesic Clôt-elle pas la bouche à leur impiété ?
De moi, toutes les fois que j'arrête les yeux A voir les ornements dont tu pares les deux.
Tu me semblés si grand, et nous si peu de chose,
Que mon entendement Ne peut s'imaginer quelle amour te dispose A nous favoriser d'un regard seulement.
Il n'est foiblesse égale à nos infirmités ;
Nos plus sages discours ne sont que vanités.
Et nos sens corrompus n'ont goût qu'à des ordun
Toutefois, 6 bon Dieu, Nous te sommes si chers, qu'entre tes créatures. Si l'ange est le premier, Thomme a le second lien
Quelles marques d'honneur se peuvent ajouter A ce comble de gloire où tu l'as fait monter? Et pour obtenir mieux quel souhait peut-il faii
Lui que jusqu'au ponant.
Depuis où le soleil vient dessus l'hémisphère. Ton absolu pouvoir a fait son lieutenant? -
Sitôt que le besoin excite son désir.
Qu'est-ce qu'en ta largesse il ne trouve à choisir?
POÉSIES DB IIALHBILBB, ^J
^t pir ton règlement l'air, la mer et la terre
N'entretiennent-ils pas Jne secrète loi de se faire la guerre V qui de plus de mets fournira ses repas ?
Certes, je ne puis faire en ce ravissement i^ rappeler mon Ame, et dire bassement :
Signse étemeUe, en merveilles fî6conde.
Mon Dieu, mon créateur, Que ta magnificence étonne tout le monde, Et que le del est bas au prix de u hauteur !