‹ Poésies complètesChapitre 30 sur 115 · BOUQUET · texte numérisé non relu

BOUQUET

Et nos deux cœurs battaient, comme battent les cœurs Et nos âmes étaient tristes, comme des âmes.

Jules Tellier.

A Paimpol, un soir, tandis que la lune Éveillait au large un chant de marin, Nous avons tous deux cueilli sur la dune Ces touffes de menthe et de romarin.

Et ces œillets-ci, c'est un soir, à Gâvre, Pris à la douceur qui s'exhalait d'eux, C'est un soir d'amour, à l'angle d'un havre, Que nous les avons cueillis tous les deux.

=c6 AMOUR BRETON

Mais ce triste brin de pariétaire,

Je l'ai cueilli seul en pensant à toi,

Un soir plein de cris, d'ombre et de mystère.

Sur les rochers nus de Saint-Jean-du-Doigt.

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