‹ Poésies complètesChapitre 55 sur 115 · NOTRE-DAME DE PENMARC'H · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DE PENMARC'H

Mais l'accent de sa voix a des douceurs étranges : Ceux qui l'ont entendu meurent de son regret. Notre ciel était sombre et, dès qu'elle paraît, Une allégresse emplit les sentiers et les granges.

Jésus, entre ses bras, repose. On croirait voir. Avec son devantier d'étoffe rude et terne. Quelque petit enfant de Penmarc'h ou d'Audierne, Sans le feu sombre et doux qui couve en son oeil noir.

Une aube évangélique au loin fleurit l'espace Et, ployant le genou devant ces pèlerins, Les hommes de l'Arvor, laboureurs et marins, Sentent confusément que c'est leur Dieu qui passe.

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