IV
Le scandale, au contraire, a cela d'admirable , Qu'étant vieux comme Hérode , il est toujours nouveau , due voilà cinq raille ans qu^on le trouve adorable ; Toujours frais, toujours gai , vrai Tithon de la fable , Que l'Aurore, au lever, rend plus jeune et plus beau , Et que Vends , le soir, endort dans un berceau/
Apprenez donc , lecteur, que je viens d'Allemagne, Vous savez, en été, comme on s'ennuie ici; En outre , pour mon compte , ayant quelque souci , Je m'en fus prendre à Bade un semblant de campagne. (Bade est un parc anglais fait sur une montagne , Ayant quelque rapport avec Montmorency. )
TL
Vers le mois de juillet , quiconque a de l'usage Et porte du respect au boulevard de Gand , Sait que le vrai bon ton ordonne absolument A tout être créé possédant équipage De se précipiter sur ce petit village , Et de s'y bousculer impitoyablement.
Les dames de Paris savent par la gazette
Que Tair de Bade est noble et parfaitement sain.
Comme on va chez Herbault faire un peu de toilette,
On fait de la santé là*bas; c'est une emplette :
Des roses au visage , et de la neige au sein ;
Ce qui n'^^t défendu par aucun médecin.
Bieo entendu d^a!(leûrs'q[fkè le but Su voyagé Est de prendre les eaux ; c^est un compte régulé. ": D'eaux ,• je u'eâ ai p^'ink vu lorsque j^y suis aUé. , . . . Mais qu^on n'en puisse ^oir, je n'en metirrien-en gage ; Je grois mêmt^', en honneur, qu^Feau du voisinage À ^ qu^d.on ^examine , un petit goût salé. ^