PARIS
\ICTOR LECOn. ÉDITEUR
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Le Journalisme, ce [onnenudesDaDaïilesoAloulesles imagiaations de noire temps ont vera£ leur nmpliare, Gnira pur déiorer A son horrible Testin Hc chaque nuit les intelligences que Dieu avaii destinées i U poésiG. Cependant, quelques-uns, luttant contre celle soif brutale, ont réser«4 pour un autre lonaeau, tout en disant la part du monstre, le vin du pampre idÉBl qui Eleurit dane le coeur.
On a r£uDi eu ce Tolume quatre rccueila : le Canlique d» Canliquet, poSoies profanes ; Lti Sentieri Pirdai, avec quelques ^Idgica de plus et quelques inauTaises rimes de moins ; ta Pallia dani.Iai Boii, livre aujourd'hui introuvable, parce qu'on a eu te boa capril de oe l'imprimer qu'A un très-petit nombre d'exemplaires i enHu des Potmti AntiqvD, Fresques cl Bas-Reliefs, recueillis eo voyageant.
A l'heure où tant do bons esprits ont aceeptê l'ombre d'uno banniËro éclatante, tous préleitu d'innovation, l'auteur de ce recueil s'est isolé dans ses ehers sentiers, sous ses bois téaébreui arec quelque chasseresse aux pieds nus, ou dans quelque llcrculanuai idéale avec l'imc de Praiilèle et d'Aspasie. S'il réimprime encore ces vers, c'est qu'il ne craint pas qu'on
recannaiiise un gulrc mas u figure. 'Il n'a cultivé qu'un pauvre hériti|{e leint de haîeE viies, où l'iiraie el le blud ont iloatté presque l'^pi d'or, maîa où la Ti^e aimée du soleil a dévoilé {i et li quelques grnp|iC! colorées. Conimc Plalon dana ses trois arpertU de Colonne, il voudrait pouvoir se dire : Ceci est i moi I maïs qui snngcroit à lui disputer si peu ! Ibiis lea arts on n'n la droit de Ikire que ce qu'un autre ne pourrait pas faire. Trop de gens rappellent FIron qui domiait des coups de diapea» i Vullairc, en assistant i la représentation d'une tragédie de La Harpe.
Puisque le poftc fiait eu Inin de supprimer les vers mauvais, on lui demandera pourquoi il en a laissé plus d'un mal posé et mal vêtu, comme s'il demandait raamâne d'une rime. Il a eu ses nisons pour cela ; il est assez familier avec la peinture pour avoir la science des sacrilices, des oppositions et des contrastes. Lui aussi, il a tenté quelques vofages dans l'impossible, à cheval sur un rhjthcnc emporté, voulant saisir au vol dans les nues l'idée qui n'uvait pas encore couru le inonde. Il s'est indigné contre ta véluilé des rimes au point qu'après avoir, dans quelques-uns de ses poèmes antiques, voulu renouveler ces panaches flélris, il a osé être poElc dans le rhjtlime primitif sans rime, sans vers et sons prose poétique, comme dans In CAonioii du filntr.
Ceux qui ont bien voulu lire l'auteur en prose, peut-ilre auront.ils le couragede le lire en vers. Il leur déJic cette œuvre faite de temps perdu, c'esl-à-dire de temps préiieui .
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