‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 15 sur 102 · LES CLEFS DU PARAIUS · texte numérisé non relu

LES CLEFS DU PARAIUS

Mon pauvre cœur, pourquoi pleurer sans ces Et ne chanter qu'une triste chanson ?

Cécile est morte à peine en sa jeunesse :

Le cœur humain n'a-t-il qu'une saison?

Après la nuit l'aurore insouciante

Au feu du ciel rallume ses flambeaui.

Après l'hiver la nature est riante :

Ne voit-on pas des fleurs sur les tombeaux ?

Mon pauvre cœur, laissons-nous un peu vivr Le ciel est bleu, la moisson est en fleur :

pe ce ïieuï monde ouvrons encor le livre, Et qu'un baiser boive ton dernier pleur.

Elle élail blonde, il en est qui sont brunes. Je ressaisis l'espérance et je dis :

Il faut aimer! J'en connais quelques-unes Ayapt encor les clefs du Paradis.

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