U6 LA POESIE
Les heures d'espérance! adorables guirluiidcs
Qui se déchirent dans nos mains Qunnd nous touchons du pied le noir pays des landes
Familier â tous les humains.
Ignorant, je lisais graTcmenl dans leur livre ;
Maintenant que je vais rivant, Dans la verte for^t mon cipur apprend à vivre;
D^jà mon cœur devient savant.
Ife Irouverai-je pas lesecrel de la vie.
Seul, libre, aimant au Tond des boi^,
A la Kle suprême où le ciel convie, A la source vive où je bois?
Approcbez-Tous un pou, visions tant aimées^
Comme la biche au son du cor, Vous fuyez à ma voix sous les Graiches ramées.
Et pourtant je suis jeune encor.
Vous foyei, et pourtant vous n'êtes pas flétries ;
Sous ce beau ciel rien n'est changé ; J'entends chanter encor le pfltre en ses prairies,
El dans les bois siftier le geai.
Ah! ne vous cachez pas, 6 nymphes virginales.
Sous les fleurs et sous les roseaux.
Suspendez, suspendez vos courses matinales, Syrcnes, montez sur les eaux!
DANS LES BOIS. 1
Amour, Illusion, Chimère, Rêverie.
Sans moi vous allez voyager.
Ah^tez! Vous fuyez... Adieu ! Dans ma pairie
Je ne suis plus qu'un étranger.
Il ne s'aiTËte pas, blondes enchanteresses.
Voire cortège éblouissant.
Heureux sont les amants, heureuses les maîtresses,
Qui vous cCDeurent en passant.