‹ Poésies complètes de Arsène HoussayeChapitre 40 sur 102 · U6 LA POESIE · texte numérisé non relu

U6 LA POESIE

Les heures d'espérance! adorables guirluiidcs

Qui se déchirent dans nos mains Qunnd nous touchons du pied le noir pays des landes

Familier â tous les humains.

Ignorant, je lisais graTcmenl dans leur livre ;

Maintenant que je vais rivant, Dans la verte for^t mon cipur apprend à vivre;

D^jà mon cœur devient savant.

Ife Irouverai-je pas lesecrel de la vie.

Seul, libre, aimant au Tond des boi^,

A la Kle suprême où le ciel convie, A la source vive où je bois?

Approcbez-Tous un pou, visions tant aimées^

Comme la biche au son du cor, Vous fuyez à ma voix sous les Graiches ramées.

Et pourtant je suis jeune encor.

Vous foyei, et pourtant vous n'êtes pas flétries ;

Sous ce beau ciel rien n'est changé ; J'entends chanter encor le pfltre en ses prairies,

El dans les bois siftier le geai.

Ah! ne vous cachez pas, 6 nymphes virginales.

Sous les fleurs et sous les roseaux.

Suspendez, suspendez vos courses matinales, Syrcnes, montez sur les eaux!

DANS LES BOIS. 1

Amour, Illusion, Chimère, Rêverie.

Sans moi vous allez voyager.

Ah^tez! Vous fuyez... Adieu ! Dans ma pairie

Je ne suis plus qu'un étranger.

Il ne s'aiTËte pas, blondes enchanteresses.

Voire cortège éblouissant.

Heureux sont les amants, heureuses les maîtresses,

Qui vous cCDeurent en passant.

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