SYMPHONIE D'AVRIL
Le prJDtemps ! le printemps ! la magique saison I Le ciel sourit de joie à la jeune nature, L'nube aux cheveux dorét: s'éveille à l'horizon. Dieu d'un rayon d'amour pare sa créature.
Avril a secoué le manteau de l'hiver;
Les marronniers touffus dressent leurs grappes blanches:
Partons ; le soleil luit et le chemin est Tert,
Les Teuilles et les fleurs frémissent sur les branches.
Les espaliers neigeux parfument les hameaux; Le pommier tremble et verse une pluie odorante; Dans sa sève, te pampre étend ses verts rameaux Et promet une grappe à la coupe enivranle-
LA POtlSlE DANS LF.S BOIS.
La chaumière qui funie a pris un air vivant, A l'espoir des moissons elle vienl de renaître ; Le ptle liseron grimpe i son contrevent; Pour voir le blé qui pousse, elle ouvre la tenèUre.
Au bout de ce vieui parc, dans l'étang du chtteau. Un groupe épanoui se promène en nacelle :
Que de grScel On dirait un p^^^de Watteau, Où l'Amour se suspend, où l'esprit étincelle.
Dans le lointain brumeux, un vieui clocher Damand S'élève avec notre âme aux régions divines, Tandis qu'un doui signal, un joyeux aboiement. Nous appelle à la Terme, au-dessus des ravines.
Dans les près reverdis le troupeau reparait : Le jeune pAtre chante et sculpte une quenouille, La vache qui nous voit jette un regard distrait. Le grand bœuf nonchalant sommeille et s'agenouille.
A deux pas du troupeau, par les chiens arrêté, Sous le pommier en fleur que fait neiger la brise, Une blanche génisse au beau flanc tacheté Nous regarde passer, curieuse et surprise.
Que cachunt ces haillons sur le bord du ruisseau ? Un jeune vagabond secouant sa misère, Emicttant son pain bis |>our sou ami l'oiseau.
Et de sa vie oisive égrenant le rosaire.
It.
126 LA POESIE DANS LES BOIS, La blonde au teinl bruni, qui lave dans le guù, Chante un vieil air de mai d'une voïx prinEaniérc ; Au bnut de son sillon, le cheva] fatigué L'écoute, et, hennissant, agite sa crinière.
L'hiTer avut glacé mon cœur sous son linceul. Je vnyais s'effeuiller l'arbre des espérances; Je n'attendais plus riMIj^u monde où j'étais seul, El je prenais la main de mes sœurs les soufb-anccs.
Le printemps en mon cœur revient après l'eiil, Aamenanl sur ses pas mille blanches colombes. Et mon cœur refleurit aux doui soleils d'avril ■• L'herbe n'est-elle pas plus verte sur les lombes ?
D,™),Prib,GOOglC