RONDEAU LXXXVI
D'ont viens tu maintenant, Souspir, Aportes tu nulles nouvelles ?
Dieu doint qu'ilz puissent estre telles Que voulentiers les doye ouir.
S'ilz viennent de devers Désir, Hz ne sont que bonnes et belles.
D'ont viens tu maintenant, Souspir, Aportes tu nulles nouvelles ?
Mais s'ilz sourdent de Desplaisir, J'ayme mieulx que tu les m^e celés, Assez et trop j'en ay de telles ; Ne dy riens que pour m'esjouir.
D'ont viens tu maintenant, Souspir.