‹ Poésies complètes de Charles d'Orléans, revues sur les manuscrits avec préface, notes et glossaireChapitre 178 sur 272 · RONDEAU CLXXIV · texte numérisé non relu

RONDEAU CLXXIV

Ne m'en racontez plus, mes yeulx, De Beaulté que vous prisez tant.

Car plus voys ou monde vivant.

Et moins me plaist, ainsi m'aist Dieux.

Trouver je ne me sçay en lieux Qu'il m'en chaille, ne tant ne quant.

RONDEAUX. l8l

Ne m'en racontez plus, mes yeulx, De Beaulté que vous prisez tant.

Qu'est ce cy? deviens je des vieulx?

Ouy certes, dorénavant; J'ay fait mon Karesme Prenant, Et jeusne de tous plaisirs tieulx.

Ne m'en racontez plus, mes yeulx.

Si hardiz, mes yeulx, De riens regarder Qui me puist grever, Qu'en valez vous mieulx?

Estroit, se m'aist Dieux, Vous pense garder, Si hardiz, mes yeulx, De riens regarder.

Vous devenez vieulx, Et tousjours troter Voulez, sans cesser ; Ne soyez plus tieulx.

Si hardiz, mes yeulx !

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