A MADAME LA PRINCESSE DOUAIRIERE
Charlotte de la Trimouille.
SONNET
V^Jyoi donc, grande Princesse en la terre adorée, Et que même le ciel est contraint d'admirer, Vous avez résolu de nous voir demeurer En une obscurité d'éternelle durée ?
La flamme de vos yeux, dont la cour éclairée A vos rares vertus ne peut rien préférer, Ne se lasse donc point de nous désespérer, Et d'abuser les vœux dont elle est désirée?
.j.8 POESIES DE MALHERBE.
Vous êtes en des lieux où les champs toujours verts, Pour ce qu'ils n'ont jamais que des tièdes hivers, Semblent en apparence avoir quelque mérite.
Mais si c'est pour cela que vous causez nos pleurs, Comment faites-vous cas de chose si petite, Vous de qui chaque pas fait naître mille rieurs ?