A MONSEIGNEUR FRÈRE DU ROI
SONNET
MUSES, quand finira cette longue remise ■ De contenter Gaston, et d'écrire de lui? Le soin que vous ave:^ de la gloire d'autrui Peut-il mieux s'employer qu'à si belle entreprise?
En ce malheureux siècle où chacun vous méprise. Et quiconque vous sert n'en a que de l'ennui. Misérable neuvaine, où sera votre appui. S'il ne vous tend les mains, et ne vous favorise?
Je crois bien que la peur d'oser plus qu'il ne faut. Et les difficultés d'un ouvrage si haut, Vous ôtent le désir que sa vertu vous donne;
Mais tant de beaux objets tous les jours s'auginentants, Puisqu'en âge si bas leur nombre vous étonne. Comme y fournire^-vous quand il aura vingt ans?