‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 113 sur 224 · IMITÉ D'UNE VIEILLE CHANSON ANGLAISE · texte numérisé non relu

IMITÉ D'UNE VIEILLE CHANSON ANGLAISE

C'était au charmant mois de mai, Quand toutes les fleurs étaient fratches et gaies ,• Qu'un matin , au point du jour, La jeune et charmante Chloé

S'éveilla d'un sommeil paisible , Mit son manteau et ses bas , Et sur le pré fleuri elle va, La jeune et charmante Chloé.

CHOEUR

Elle était adorable à l'aurore,

La jeune Chloé, la charmante Chloé, Sautant parmi les perles de la plaine,

La jeune, la charmante Chloé.

Vous auriez vu le peuple ailé Perché tout autour sur chaque arbre, D'une voix pleine de suave mélodie , Saluer la charmante Chloé ;

Jusqu'à ce qu'égayant de ses couleurs le ciel oriental Le glorieux soleil commençât à se lever.

Surpassé par les yeux brillants De la jeune et charmante Chloé.

Elle était adorable , etc.

POÉSIES DE BURNS. fOI

C'était la nuit du premier d'août,

Quand les sillons de blé sont beaux , A la clarté sereine de la lune,

Que j'allai trouver Annie :

Le temps s'enfuit sans être remarqué ,

Jusqu'à'ce qu'entre tard et de bonne heure, Sans se faire beaucoup prier, elle convint

De me voir au milieu de l'orge.

Le ciel était bleu, le vent était calme,

La lune brillait claire ; Je l'assis de très-bonne volonté, . Dans les sillons d'orge.

Je savais que son cœur était à moi ;

Je t'aimais bien sincèrement, Je lui donnai baiser sur baiser

Dans les sillons d'orge.

Je la serrai dans mes bras passionnés ,

Son cœur battait étrangement ; Bénie soit cette heureuse place

Dans les sillons d'orge !

Mais par la lune et les étoiles si brillantes

Qui brillaient si claires à cette heure , Elle bénira toujours cette heureuse nuit

Dans les sillon^ d'orge 1

J'ai été gai avec de chers camarades ,

Je me suis diverti à boire ; J'ai été joyeux en amassant de l'argent ;

J'ai été heureux en pensant :

Mais tous les plaisirs que j'ai jamais eus,

Quand on les triplerait largement.

Cette heureuse nuit les valait tous ,

Dans les sillons d'orge.

Oh 1 les sillons de blé , et les sillons d'orge , Et les sillons de blé sont beaux :

Je n'oublierai jamais cette heureuse nuit Dans les sillons avec Annie.

t9t POBSIKS DE BUKKS.

Jockey a pris le baiser du départ,

Par delà les montagnes il est allé, Et avec lui est tout mon bonheur,

11 ne me reste que des chagrins.

Epargnez mon amoor, Tente i|ui souflleX)

Neige bourbeuse et phne battant* l Epargnez mon amour, duvets floconnaux

Chassés sur la plaine glacée t

Quand les ombres du soir s'étendent

Sur le bel oeil joyeux du jour, Puisse-t^il dormir profondément et tranquillement ^

Puisse son réveil être doux et gai 1

11 pensera à celle qu'il aime,

11 répétera tendrement son nom ; Car si loin qu'il soit errant,

Le cœur de Jockey est toi^oura au piyt.

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