‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 129 sur 224 · MEG DU MOULIN · texte numérisé non relu

MEG DU MOULIN

Oh 1 savez-vous ce que Meg du moulin a pris ? Savez-vous ce que Meg du moulin a pris ?

Elle a pris un sot avec un gros tas d'argent, Et a brisé le cœur du meunier qui moût l'orge.

Le meunier était bien découplé, le meunier était frais; Un cœur de lord et un teint de lady; Le laird était un nain maigre et rageur ; Elle a laissé le bon gar^*on et a pris le brutal.

POÉSIES DE BURNS. iî\

Le meunier lui offrait un cœur loyal et aimant ;

Le laird lui proposa des choses plus attrayantes,

Un cheval au pas allongé , avec une bride à chaîne brillante,

L^n fouet au côté et une joKe selle de femme.

Oh 1 malédiction sur Targent; il est si influent t Et malédiction sur Tamour qui se prend à une ferme I Le mot dot ne sort pas de la bouche d'un véritable amant; Mais donnez-moi mon amour, et je me moque du reste !

O ma belle , dors-tu encore Ou es^tu éveillée ? Je voudrais le savoir.

Car l'amour me tient pieds et poings liés.

Et je voudrais bien entrer, mon cœur.

Oh 1 fais-moi entrer cette seule nuit ,

Cette seule, seule, seule nuit; Par pitié, cette seule nuit,

Oh 1 lève-toi et fais-moi entrer, mon cœùt.

Tu entends la pluie et le vent d'hiver.

Nulle étoile ne clignote à travers le grésil qui fouette; Prends pitié de mes pieds fatigués, Et garantis-moi de la pluie, mon cœur.

Ohl fais-moi entrer, etc.

La tempête cruelle qui souffle autour de moi Hurle inaperçue, tombe inaperçue; La froideur est cause De toute ma douleur et ma peine , mon cœur.

Ohl fais-moi entrer, etc.

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