MEG DU MOULIN
Oh 1 savez-vous ce que Meg du moulin a pris ? Savez-vous ce que Meg du moulin a pris ?
Elle a pris un sot avec un gros tas d'argent, Et a brisé le cœur du meunier qui moût l'orge.
Le meunier était bien découplé, le meunier était frais; Un cœur de lord et un teint de lady; Le laird était un nain maigre et rageur ; Elle a laissé le bon gar^*on et a pris le brutal.
POÉSIES DE BURNS. iî\
Le meunier lui offrait un cœur loyal et aimant ;
Le laird lui proposa des choses plus attrayantes,
Un cheval au pas allongé , avec une bride à chaîne brillante,
L^n fouet au côté et une joKe selle de femme.
Oh 1 malédiction sur Targent; il est si influent t Et malédiction sur Tamour qui se prend à une ferme I Le mot dot ne sort pas de la bouche d'un véritable amant; Mais donnez-moi mon amour, et je me moque du reste !
O ma belle , dors-tu encore Ou es^tu éveillée ? Je voudrais le savoir.
Car l'amour me tient pieds et poings liés.
Et je voudrais bien entrer, mon cœur.
Oh 1 fais-moi entrer cette seule nuit ,
Cette seule, seule, seule nuit; Par pitié, cette seule nuit,
Oh 1 lève-toi et fais-moi entrer, mon cœùt.
Tu entends la pluie et le vent d'hiver.
Nulle étoile ne clignote à travers le grésil qui fouette; Prends pitié de mes pieds fatigués, Et garantis-moi de la pluie, mon cœur.
Ohl fais-moi entrer, etc.
La tempête cruelle qui souffle autour de moi Hurle inaperçue, tombe inaperçue; La froideur est cause De toute ma douleur et ma peine , mon cœur.
Ohl fais-moi entrer, etc.