MARY MORISON
Mary-, sois à ta fenêtre.
C'est l'heure souhaitée, l'heure convenue I Laisse-moi voir ces sourires et ces regards
Qui rendent pauvre le trésor de l'avare :
Avec quelle joie j'endurerais la poussière ,
Esclave fatigué, de soleil en soleil.
Si je pouvais m'assurer cette riche récompense,
La charmante Mary Morison !
Hier, lorsqu'au son de la corde tremblante
La danse traversait la salle illuminée, Ma pensée prit son vol vers toi ,
J'étais assis mais je n'entendais ni ne voyais ; Quoique celle-ci fût jolie , et que celle-là fût belle ,
Et celle là-bas la coqueluche de toute la ville. Je soupirai , et dis au milieu d'elles toutes :
a Vous n'êtes pas Mary Morison. »
O Mary, peux-tu détruire la paix de celui
Qui serait heureux de mourir pour toi ?
Ou peux-tu briser le c<Bur de celui
Dont la seule faute est de t' aimer?
Si tu ne veux pas donner amour pour amour,
Au moins montre moi de la pitié !
Une dure pensée ne peut être
La pensée de Mary Morison.
•té POÉSIES DE BUtlNS.
mai , ton matin né fût jamais si doux
Que cette sombre nuit de décembre :
Or étincelant était le vin rosé,
Et retirée était la chambre ; Et chère était celle que je n'ose nommer,
Mais dont je me souviendrai toujours.
Et chère, etc.
Et à la santé de ceux qui , comme nous ,
Savent faire circuler la bouteille ; Et à la santé de ceux qui nous veulent du bien ,
Puisse tout ce qui est bon veiller sur eux l Et à la santé de ceux que nous n'osohs pas nommer.
Les plus chers d'entre tous.
Et à la santé, etc.