‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 133 sur 224 · MARY MORISON · texte numérisé non relu

MARY MORISON

Mary-, sois à ta fenêtre.

C'est l'heure souhaitée, l'heure convenue I Laisse-moi voir ces sourires et ces regards

Qui rendent pauvre le trésor de l'avare :

Avec quelle joie j'endurerais la poussière ,

Esclave fatigué, de soleil en soleil.

Si je pouvais m'assurer cette riche récompense,

La charmante Mary Morison !

Hier, lorsqu'au son de la corde tremblante

La danse traversait la salle illuminée, Ma pensée prit son vol vers toi ,

J'étais assis mais je n'entendais ni ne voyais ; Quoique celle-ci fût jolie , et que celle-là fût belle ,

Et celle là-bas la coqueluche de toute la ville. Je soupirai , et dis au milieu d'elles toutes :

a Vous n'êtes pas Mary Morison. »

O Mary, peux-tu détruire la paix de celui

Qui serait heureux de mourir pour toi ?

Ou peux-tu briser le c<Bur de celui

Dont la seule faute est de t' aimer?

Si tu ne veux pas donner amour pour amour,

Au moins montre moi de la pitié !

Une dure pensée ne peut être

La pensée de Mary Morison.

•té POÉSIES DE BUtlNS.

mai , ton matin né fût jamais si doux

Que cette sombre nuit de décembre :

Or étincelant était le vin rosé,

Et retirée était la chambre ; Et chère était celle que je n'ose nommer,

Mais dont je me souviendrai toujours.

Et chère, etc.

Et à la santé de ceux qui , comme nous ,

Savent faire circuler la bouteille ; Et à la santé de ceux qui nous veulent du bien ,

Puisse tout ce qui est bon veiller sur eux l Et à la santé de ceux que nous n'osohs pas nommer.

Les plus chers d'entre tous.

Et à la santé, etc.

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