‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 149 sur 224 · LA BRUME INDOLENTE · texte numérisé non relu

LA BRUME INDOLENTE

La brume indolente pend du sommet de la montagne ,

Cachant la course du ruisseau qui serpente dans l'ombre ;

Combien ces sites si animés naguère, paraissent languissants.

Lorsque l'automne cède à l'hiver la pâle année 1

Les forêts sont sans feuilles , les prés sont bruns ,

Et toute la gaie coquetterie de l'été est enfuie :

Laissez-moi errer à part, laissez-moi songer à part,

Avec quelle vitesse le temps vole, avec quelle àpreté le sort pour-

Gombien j'ai vécu, mais combien j'ai vécu en vain ; [suit;]

Quel étroit espace de vie il peut me rester ;

Quels aspects le vieux temps a altérés dans sa marche ;

Quels liens le sort cruel a rompus dans mon sein.

Que de folies, si ce n'est pis , jusqu'à ce qu'on soit au sommet !

9a4 POÉSIES DE BURNS.

Et en bas, que de faiblesse, que de ténèbres, que de seuffiraoces ! Cette vie avec tout ce qu'elle peut donner ue vaut pas la peiiM de

[vivre;] Si rboHUne pauvre vit, certainett»nt, c'est pour quelque cteM an

[Wà.]

L'AIMABLE FILLE B'IMVERKflSS.

L'aimable fille d'Inverness,

Elle ne peut goûter ai joie ni plai3ir ; Car soir et matin elle crie j hélas !

Et toujours la larme salée aveugle ses yeux : Lande de Brumossie, jour de Dnimossie,

Ce Alt un jour de deuil pour moi ; Car j'y perdis mon père chéri ,

Mon père chéri et trois frères.

La terre sanglante çst leur linceul ,

Leurs tombes se couvrent de verdure; Et près d'eux glt le plus cher garçon

Qui ait jamais réjoui l'œil d'une femme !

Malheur à toi , cruel lord ,

Je te tiens pour un homme sanguinaire , Car tu as fait soufinr plus d'un cœur

Qui n'a jamais fait de mal ni aux tiens , ni à toi.

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