LA BRUME INDOLENTE
La brume indolente pend du sommet de la montagne ,
Cachant la course du ruisseau qui serpente dans l'ombre ;
Combien ces sites si animés naguère, paraissent languissants.
Lorsque l'automne cède à l'hiver la pâle année 1
Les forêts sont sans feuilles , les prés sont bruns ,
Et toute la gaie coquetterie de l'été est enfuie :
Laissez-moi errer à part, laissez-moi songer à part,
Avec quelle vitesse le temps vole, avec quelle àpreté le sort pour-
Gombien j'ai vécu, mais combien j'ai vécu en vain ; [suit;]
Quel étroit espace de vie il peut me rester ;
Quels aspects le vieux temps a altérés dans sa marche ;
Quels liens le sort cruel a rompus dans mon sein.
Que de folies, si ce n'est pis , jusqu'à ce qu'on soit au sommet !
9a4 POÉSIES DE BURNS.
Et en bas, que de faiblesse, que de ténèbres, que de seuffiraoces ! Cette vie avec tout ce qu'elle peut donner ue vaut pas la peiiM de
[vivre;] Si rboHUne pauvre vit, certainett»nt, c'est pour quelque cteM an
[Wà.]
L'AIMABLE FILLE B'IMVERKflSS.
L'aimable fille d'Inverness,
Elle ne peut goûter ai joie ni plai3ir ; Car soir et matin elle crie j hélas !
Et toujours la larme salée aveugle ses yeux : Lande de Brumossie, jour de Dnimossie,
Ce Alt un jour de deuil pour moi ; Car j'y perdis mon père chéri ,
Mon père chéri et trois frères.
La terre sanglante çst leur linceul ,
Leurs tombes se couvrent de verdure; Et près d'eux glt le plus cher garçon
Qui ait jamais réjoui l'œil d'une femme !
Malheur à toi , cruel lord ,
Je te tiens pour un homme sanguinaire , Car tu as fait soufinr plus d'un cœur
Qui n'a jamais fait de mal ni aux tiens , ni à toi.