‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 192 sur 224 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

Le vieil Hiver, à la barbe gelée,

Adressa un jour cette prière à Jupiter : —

« Qu'ai-je fait, plus que tout le reste de Tannée,

Pour être condamné à cet odieux et cruel sort?

Mes tristes soleils ne connaissent aucun plaisir;

L'horrible char de la Nuit se traîne lent et lugubre,

Nulle joie ne couronne mes sombres mois ,

Que celle du spleen anglais, celle de se pendre ou noyer.

» Or donc, Jupiter, sois une fois extrêmement aimable,

Pour compenser tout ce mal ;

Donne-moi, et je n'ai plus rien à dire,

Donne-moi le jour de naissance de Maria l

Ce don brillant m'enrichira tellement.

Que le Printemps, l'Eté et l'Automne ne pourront rivaliser avec

« C'est fait, » dit Jupiter ; ainsi finit mon histoire, [moi. »]

Et l'Hiver une fois se réjouit dans sa gloire.

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