NOVEMBRE
Le vieil Hiver, à la barbe gelée,
Adressa un jour cette prière à Jupiter : —
« Qu'ai-je fait, plus que tout le reste de Tannée,
Pour être condamné à cet odieux et cruel sort?
Mes tristes soleils ne connaissent aucun plaisir;
L'horrible char de la Nuit se traîne lent et lugubre,
Nulle joie ne couronne mes sombres mois ,
Que celle du spleen anglais, celle de se pendre ou noyer.
» Or donc, Jupiter, sois une fois extrêmement aimable,
Pour compenser tout ce mal ;
Donne-moi, et je n'ai plus rien à dire,
Donne-moi le jour de naissance de Maria l
Ce don brillant m'enrichira tellement.
Que le Printemps, l'Eté et l'Automne ne pourront rivaliser avec
« C'est fait, » dit Jupiter ; ainsi finit mon histoire, [moi. »]
Et l'Hiver une fois se réjouit dans sa gloire.