‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 194 sur 224 · SONNET · texte numérisé non relu

SONNET

ÉCRIT LE 25 JANVIER 4793, JOUR DE NAISSANCE DE l' AUTEUR,

En entendant chanter nne grive dans une promenade dn matin.

Chante , chère grive , sur la branche sans feuilles ;

Chante, cher oiseau, j'écoute ta chanson.

Vois, le vieil Hiver, au milieu de son lugubre règne, A tes accents joyeux éclaifcit son front ridé.

Ainsi dans le terrible empire de la Pauvreté solitaire,

L'humble Contentement garde un ccBur léger et sans souci , Accueille les moments rapides, leur dit de partir.

Et ne demande pas s'ils apportent espoir ou crainte.

Je te remercie , Auteur de ce jour qui s'éveille l

Toi dont le brillant soleil dore le ciel oriental.

En me refusant la richesse, tu m'as donné des joies plus pures, Ce que l'opulence ne saurait ni donner ni enlever l

Tiens pourtant, enfant de la pauvreté et du chagrin ; Le peu que le ciel m'a donné, je le partagerai avec toi.

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