Edimbourg
Son beau nid touffu ne saurait lui donner
Aucune joie; Son favori, Toiseau qu'elle aime le mieux,
Willie, est parti.
Ofa 1 WtUie était un garçon d'esprit , Et il avait un grand mépris des choses; 11 tenait toujours la vieille enAimée propre ,
Bien mise et brave :
Mais à présent ils l'habilleront comme une horreur,
"Willie est parti I
Le plus roide d'eux tous , il le faisait plier ; Le plus hardi d'eux tous, il le faisait trembler; Us n'osaient pas plus qu'il ne permettait,
Cela faisait loi :
Nous avons perdu un gaillard qui valait de l'or,
Willie est parti I
Maintenant les étourdis, les éoervelés, )e« buses et les sots
Des collèges et des pensions
Peuvent se répandre, comme en été les eicréments de greBOuillesj
Dans la plaine ou le bois ; Celui qui pouvait les réduire en poudre,
Willie , est parti 1
Les membres de la Chambre du Commerce Peuvent déplorer leur perte avec des cris plaintifs ; Il était un dictionnaire et une grammaire
Pour eux tous ; l'ai peur qu'à présent ils ne fassent bien des fautes,
Willie est parti 1
Nous ne voyons plus à son lever sa porte
Inondée de philosophes et 4e poètes,
Et de critiques aux dents aiguës, par vingtaines,
En file sanglante 1 L'adjudant de toute la bande,
Willie , est parti !
Maintenant la face latine du digne Gregory, La grâce modeste de Tytlér et de Greenfield , Mackenzie, Stewart, une paire d'hommes
Telle que Rome n'eii vit jamais ; Il leur faut tous se réunir dans quelque autre endroit,
Willie est parti 1
Pauvre Burns — même la boisson d'Ecosse ne peut l'égayer, 11 piaule comme un poulet efllîiré , Séparé de sa mère et de la couvée ,
POÉSIES DE BURKS. 319
Par frayeur d'un corbeau.
Le chagrin lui a porté au cœur un coiqf) violent > Willie est parti l
A présent chaque bavard à la bouche aigre et grimaçante , Et les gens de Calvin , sont en état de le terrasser , Et ces chenapans de suHisants critiques
Peuvent le plumer ; Celui qui pouvait très-bien soutenir leur choc ,
Willie, est parti !
J'ai suivi les détours de l'imposante Tweed,
J'ai vu des lieux dignes de l'Eden sur la Jed de cristal,
Et les bords de l'Ettrick rugissant furieux
Quand les tempêtes ? oufflent ; Mais toute Joie et tout plaisir s'est envolé :
"Willie est parti [ ^
Puissé-je être le sujet des discours habituels de la calomnie, Un texte d'infamie pour lé prédicateur, Et enfin étalé dehors à blanchir
Dans la neige d'hiver, Quand je t'oublierai , Willie Creech ,
Si loin que tu sois parti 1
Puisse la fortune méchante ne jamais le maltraiter, Puissent les hommes méchants ne jamais le troinpèr. Jusqu'à ce qu'il puisse gratter, joyeux, une tête aussi vieille
Que celle de Mathusalem 1 Alors , que Vers la bienheureuse nouvelle Jérusalem
Il prenne un rapide essor I
LlÔEllTÉ,
FRAGMENT
Vers toi , Galédoniej au milieu de tes sauvages bruyères , Vers toi, célèbre pour tes exploits belliqueux et tes chants sacrés.
Vers toi je me tourne avec des yeux inondés de larmes. Où s'est envolé cet esj^rit de Liberté ?
Enseveli avec tes grands morts 1
Sous le gazon sanctifié où glt Wallace 1 Ne l'entends pas, Wallacé , dai» ton lit de mort 1
Vents babillards , passez en Silence ,
Ne troublez pas le sommeil de ce héros,
Et ne faites point respirer en secret le poltron.
Est-ce là cette puissance qui, dans la guerre de la Liberté ,
Avait coutume de déchaîner les fureurs de la bataille? Vois cet œil qui lançait une haine immortelle ,
Rabaissant les airs orgueilleux du despote ; Ce bras qui , portant les foudres du destin ,
Bravait la plus intrépide audace de l'usurpation I L'un,. plongé dans les ténèbres, comme l'étoile qui s'éteint; Et l'autre, le bras paralysé de l'âge infirme et chancelant.