‹ Poésies complètes de Robert Burns;Chapitre 90 sur 224 · VA DONC POUR UNE FILLE AVEC UNE DOT · texte numérisé non relu

VA DONC POUR UNE FILLE AVEC UNE DOT

Fi des alarmes ensorcelantes de la beauté , La maigre petite beauté que vous serrez dans vos bras : Oh 1 donnez-moi la fille qui a des arpents de charmes , Ohl donnez-moi la fille qui a des fermes bien montées.

Va donc pour une fille avec une dot , va pour une fille avec une dot ; Oui , pour une fille avec une dot ; à moi les jolies guinées jaunes.

Votre beauté est une fleur qui s'épanouit le matin, Et se fane d'autant plus vite, que plus vite elle croit; Mais, qu'ils sont ravissants, les charmes des belles collines vertes î Chaque printemps elles sont de nouveau parées de belles brebis Va donc, etc. [blanches.]

Et, môme quand cette beauté a rendu votre âme heureuse, Ce que la beauté a de plus brillant peut rassasier, une fois possédé ; Mais les chers mignons jaunes à l'empreinte de Georget , Plus long-temps vous les avez — plus ils sont caressés. Va donc, etc.

POKSIËS D£ BUR^S. 469

Là-bas derrière ces montagnes où coule le Lugar ^ Parmi les bruyères et les mousses touffues, ohl

Le soleil d'hiver a clos le jour,

Et je vais aller trouver Nannie, oh î

Le vent d'ouest siffle avec force ;

La nuit est sombre et pluvieuse y oh !

Mais je prendrai mon plaid, et je m'échapperai ,

Et franchirai les collines pour aller trouver Nannie , oh î

Ma Nannie est charmante , gracieuse et jeune ;

Sans ruses artificieuses pour vous séduire y oh ! Malheur à la langue flatteuse

Qui tromperait ma Nannie , oh !

Son visage est beau , son cœur est vrai ,

Elle est aussi innocente que jolie , oh 1 La pâquerette qui s'ouvre, humide de rosée,

N'est pas plus pure que Nannie, oh!

Ma classe est celle d'un paysan ,

Et il y a peu de gens qui me connaissent , oh 1 Mais que m'importe combien peu ils sonjt,

Je suis toujours bien venu de Nannie , oh 1

Mon salaire d'un sou fait toute ma richesse, Et il faut que je le gère avec économie , oh I

Mais les biens du monde ne m'inquiètent jamais , Mes pensées sont toutes pour ma Nannie , oh I

Notre vieux maître se réjouit de voir

Ses moutons et ses vaches profiter à souhait, oh 1

Mais je suis aussi joyeux , moi qui mène sa charrue , Et qui n'ai d'autre souci que Nannie , oh 1

Vienne le bien, vienne le mal , peu m'importe ^ Je prendrai ce que le ciel m'enverra , oh 1

Je n'ai pas d'autre soin dans la vie.

Que de vivre et d'aimer ma Nannie , oh !

Il Originairement, Stinchar.

170 HNfôlfiS DE MJBKS.

Voici rheure, le bateau arrive ;

Tu pars, bien?finée d« non comirl Séparé de toi , {Miifr-je vivre?

Mais le sort Ta voulu, et nous devons bous éépéter. Je viendrai voir souvent ces vagues qui s'enflent,

Souvent je hélerai TUe lointaine là-bas :

« C'est ici que je reçus soç dernier adieu:

Là j'aperçus pour la dernière fois sa vpile évanouie. »

Le long iu rivs^e saiitsiM ,

Tandis que l'oiseau de mer au vol rapide crie autour de moj, A travers l'onde qui roule et se brise en rugissa)[it ,

Je tournerai vers i'ouest mon oeil ptein de désira : Que tu es heureux, ô bois de l'Inde, dira^-je,

Où maintenant peut aller ma Nancy !

Tandis qu'elle aime à s'égar^^ P^a^W ^ Qeurs ,

Oh I dis , réve-t-elle à ijaoi ?

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