VA DONC POUR UNE FILLE AVEC UNE DOT
Fi des alarmes ensorcelantes de la beauté , La maigre petite beauté que vous serrez dans vos bras : Oh 1 donnez-moi la fille qui a des arpents de charmes , Ohl donnez-moi la fille qui a des fermes bien montées.
Va donc pour une fille avec une dot , va pour une fille avec une dot ; Oui , pour une fille avec une dot ; à moi les jolies guinées jaunes.
Votre beauté est une fleur qui s'épanouit le matin, Et se fane d'autant plus vite, que plus vite elle croit; Mais, qu'ils sont ravissants, les charmes des belles collines vertes î Chaque printemps elles sont de nouveau parées de belles brebis Va donc, etc. [blanches.]
Et, môme quand cette beauté a rendu votre âme heureuse, Ce que la beauté a de plus brillant peut rassasier, une fois possédé ; Mais les chers mignons jaunes à l'empreinte de Georget , Plus long-temps vous les avez — plus ils sont caressés. Va donc, etc.
POKSIËS D£ BUR^S. 469
Là-bas derrière ces montagnes où coule le Lugar ^ Parmi les bruyères et les mousses touffues, ohl
Le soleil d'hiver a clos le jour,
Et je vais aller trouver Nannie, oh î
Le vent d'ouest siffle avec force ;
La nuit est sombre et pluvieuse y oh !
Mais je prendrai mon plaid, et je m'échapperai ,
Et franchirai les collines pour aller trouver Nannie , oh î
Ma Nannie est charmante , gracieuse et jeune ;
Sans ruses artificieuses pour vous séduire y oh ! Malheur à la langue flatteuse
Qui tromperait ma Nannie , oh !
Son visage est beau , son cœur est vrai ,
Elle est aussi innocente que jolie , oh 1 La pâquerette qui s'ouvre, humide de rosée,
N'est pas plus pure que Nannie, oh!
Ma classe est celle d'un paysan ,
Et il y a peu de gens qui me connaissent , oh 1 Mais que m'importe combien peu ils sonjt,
Je suis toujours bien venu de Nannie , oh 1
Mon salaire d'un sou fait toute ma richesse, Et il faut que je le gère avec économie , oh I
Mais les biens du monde ne m'inquiètent jamais , Mes pensées sont toutes pour ma Nannie , oh I
Notre vieux maître se réjouit de voir
Ses moutons et ses vaches profiter à souhait, oh 1
Mais je suis aussi joyeux , moi qui mène sa charrue , Et qui n'ai d'autre souci que Nannie , oh 1
Vienne le bien, vienne le mal , peu m'importe ^ Je prendrai ce que le ciel m'enverra , oh 1
Je n'ai pas d'autre soin dans la vie.
Que de vivre et d'aimer ma Nannie , oh !
Il Originairement, Stinchar.
170 HNfôlfiS DE MJBKS.
Voici rheure, le bateau arrive ;
Tu pars, bien?finée d« non comirl Séparé de toi , {Miifr-je vivre?
Mais le sort Ta voulu, et nous devons bous éépéter. Je viendrai voir souvent ces vagues qui s'enflent,
Souvent je hélerai TUe lointaine là-bas :
« C'est ici que je reçus soç dernier adieu:
Là j'aperçus pour la dernière fois sa vpile évanouie. »
Le long iu rivs^e saiitsiM ,
Tandis que l'oiseau de mer au vol rapide crie autour de moj, A travers l'onde qui roule et se brise en rugissa)[it ,
Je tournerai vers i'ouest mon oeil ptein de désira : Que tu es heureux, ô bois de l'Inde, dira^-je,
Où maintenant peut aller ma Nancy !
Tandis qu'elle aime à s'égar^^ P^a^W ^ Qeurs ,
Oh I dis , réve-t-elle à ijaoi ?