‹ Poésies complètes de Saint-BeuveChapitre 113 sur 150 · A II. PAULIN LI.MAYRAC · texte numérisé non relu

A II. PAULIN LI.MAYRAC

Je montais, je montais, un guide m’accompagne. Choisit les durs sentiers, et m’y dirige exprès ;

Car je veux, lung-Frau, toucher tes pieds de près! Le soleil est ardent, d’aplomb sur la montagne.

PENSÉES D’AOUT

Mon front nage, mon pas est lourd ; au plus je gagne Une moitié du mont. Mais les flancs plus secrets S’y découvrent soudain en pâturages frais. Ménageant un vallon comme en douce campagne.

Ainsi, grand Dieu, tu fais, quand tu nous vois lassés. Dans la vie, au milieu, quand nous disons : Assez! Un vallon s’aperçoit, et tu nous renouvelles.

Si l’on monte toujours, à peine on s’en ressent;

Et l’homme répai’é reprend, obéissant.

Plus haut, vers les clartés des neiges éternelles!

Wengern-Alp.

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