VOEU
Pour trois ans seulement, oh ! que je puisse avoir '< Sur ma table un lait pur, dans mon lit un œil noir, Tout le jour du loisir; rêver avec des larmes;
Vers midi, me coucher à l’ombre des grands charmes; Voir la vigne courir sur mon toit ardoisé.
Et mon vallon riant sous le coteau boisé;
Chaque soir m’endormir en ma douce folie.
Comme Theureux ruisseau qui dans mon pré s’oublie ; Ne rien vouloir de plus, ne pas me souvenir.
Vivre à me sentir vivre!... Et la mort peut venir.