D LE RENOUVEAU
J'ai retrouvé mes chers vingt ans; J'ai retrouvé cette démence Qui peuple l'horizon immense D'un fantôme aux yeux inconstants.
Seulement mon cœur sans alarme Se précipitait autrefois :
Mais la vie a rompu le charme ; Je sais quMl est plus d^une larme Au fond de la coupe où Je bois.
Je sais que toute joie est brève ; Je sais qu'avec un sort pareil Rien ne commence et ne s'achève , Et que plus divin est le rêve Plus sombre en sera le réveil.
Mais je sais surtout une chose :
Je sais que, dussé-je en mourir, Tout mon bonheur en toi repose , Et que sur ta lèvre rai-close.
Je veux tout entier le tarir.