‹ Poésies complètes (volume 2)Chapitre 53 sur 108 · ACTE 111, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE

SGÊNË m

SYLVIA, SPINÉTTE.

sVlvià.

Ah l qu'as-tu fait , Spînette !

SPIWETTE.

J'ai semé de Tamour dans son cœur.

SYLVI^

Non, jamais I Il n'a pas seulement compris que je l'aimais ! Hélas l quelle froideur ne m'a-Wl pas montrée!

SPINETTE

Et pourquoi diaojre aussi (aire la mijaurée?

Que ne lui parliez-vous?

STLTIA.

Son premi^ compliment A glacé dans mon cœur tout mon épanchement Je ne suis rien pour lui qu'à cause de Marfise I 11 m'appelle sa sœur 1 — Que ce nom me suffise ; Je n'en cherche pas d'autre. — Oui , je serai sa sœur, Et j'y trouve, Spinette, encor quelque douceur.

t48 LES MÉPRISES DE L'AMOUR.

SPINETTE

Je sais les agréments du rôle de victime :

On charme sa douleur en se trouvant sublime ,

Et puis, à votre insu, le temps vous séchant Tceil

Vous ôte la douleur et vous laisse Torgueil.

C'est tout profit Mais quoi I je voudrais qu'à votre âge

Votre cœur vous servît pour un meilleur usage :

La résignation est sotte et me déplaît.

SYLVIA

Tais-toi : voici quelqu'un.

SPINETTE

Adraste et son valet.

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